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CD Rom d’adresses B2B, forcément ça agace

Avoir son adresse email professionnelle dans un fichier de prospection B2B bon marché, c’est agaçant.
On est soumis à une pression commerciale complètement incontrôlée tellement les copies de la base de données sont vendues et revendues. Lorsqu’on essaie de se désabonner à la source du fichier et que l’on tombe sur un numéro payant, c’est encore plus agaçant.

Tellement agaçant qu’un cabinet d’avocat Marseillais a même été jusqu’à acheter un CD-Rom de ce type et envoyer lui même une campagne de désinscription !

Le contexte légal qui régit les communications par voie électronique vers les entreprises est très permissif,  il autorise par défaut les communications vers des professionnels sans consentement explicite préalable.  Ces bases de données bon marché et leur utilisation sont donc, à priori, légale.

Mais coté terrain, la réalité est tout autre : imaginez une seconde la réaction du responsable informatique qui, comme le cabinet d’avocat Marseillais, reçoit pour le N ième fois un email de prospection qui ne l’intéresse pas sur son adresse professionnelle ?

La réponse est simple : mise à jour de l’antispam avec blacklistage immédiat de l’expéditeur, l’IP expéditrice et de votre site internet.
Au delà de l’image négative associé à votre image par ce responsable informatique, vos emails n’arriveront plus dans cette société, Game Over.

Email Marketing en B2B

Le niveau de maturité du petit monde de l’email marketing français m’étonnera toujours et dans mon métier, il m’arrive parfois d’avoir à gérer des problématiques bien curieuses …

Je m’explique : notre client, Annonceur A, souhaite envoyer une campagne de promotion de ces services à son fichier client. Pour donner plus de visibilité à son offre, il souhaite élargir sa cible grâce à un fichier de prospection. Pour cela, il sollicite agence de courtage B qui lui recommande le Fichier C.

Tout ce petit monde réalise ces petites affaires commercial et nous demande de prendre en charge la campagne pour le routage.

Au moment de l’intégration, le chargé de clientèle opérationnel indique la provenance de l’email en entête du message ainsi qu’une possibilité de désabonnement de Fichier C, comme lui indique la procédure.Just Deliver

Mais lors de la validation du message, le propriétaire de fichier C a voulu retirer la possibilité de désabonnement de son fichier pour proposer un unique désabonnement sur Annonceur A. De plus, il a demandé explicitement le retrait de toute mention de Fichier C dans le message à envoyer !

Ma double casquette de directeur des services opérationnels et responsable de relation ISP chez Cabestan m’a obligé à prendre les devants auprès du propriétaire de fichier C pour lui expliquer que, pour être bien fait, l’email marketing devait respecter un certain nombre de règles et de best practices, même dans le cadre du B2B.

– Une transparence envers l’internaute sur la provenance de l’email
Quoi de pire pour un internaute que de recevoir en email sans en connaitre l’expéditeur ?
Le filtrage du spam et les blacklistage étant de plus en plus basé sur les taux de plainte, une best practice consiste à mentionner dans l’expéditeur et dans l’entête du message l’origine  de celui ci.

Exemple d’expéditeur :
Annonceurs A via Fichier C

Exemple d’entente de message:
Vous recevez ce message car votre email est référencé dans le ficher C, pour ne plus recevoir de message de Fichier C, cliquez ici.

– Une possibilité de désabonnement à la source, et non uniquement à l’annonceur.
Comme je l’ai deja mentionné lors d’un précédent billet, l’internaute, aujourd’hui, n’a plus confiance dans les procédures de désinscription.
Il a la possibilité de ce plaindre à son FAI, son fournisseur d’email pour les webmails ou a son administrateur système dans le cadre du B2B.
En ce plaignant, il peut provoquer un blocage des futurs envois et nuire à la réputation de l’expéditeur.

De plus, lors de routage en B2B, la loi n’impose certes pas l’optin mais indique qu’un désabonnement doit permettre à l’internaute de sortir de la liste. Mon point de vue personnel étant que la loi est complètement obsolète connaissant la réalité du marché.

– Mise en place de l’adresse physique de l’expéditeur dans le message
Dès lors que l’on écrit à des boites emails hébergées aux US (hotmail, yahoo, gmail, aol …), la CAN SPAM oblige les expéditeurs à mentionner l’adresse physique de l’expéditeur.

Toutes ces règles  étaient complètement à l’opposé de ce que le propriétaire de Fichier C demandait.

J’ai du poser mon veto à l’envoi de cette campagne sur le fichier C en l’état car les plaintes auraient pu provoquer un blocage de l’IP auprès des Deliver 2domaines référencés dans la base de données et impacter le business et la crédibilité de Cabestan.

Agence B et propriétaire de Fichier C n’auront sans doute pas eu de mal à trouver un routeur moins regardant, on peut aujourd’hui distinguer plusieurs type de prestataires emailing dont la qualité du portefeuille client et les pratiques autorisées peuvent être très différentes.

A noter que les dernières sessions expéditeurs MAAWG étaient les suivantes :
– Pre-Screening Your Prospects
– Deliverability : Getting the Power of the Veto

à méditer …