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Pourquoi faire le choix de PowerMTA pour l’internalisation de votre délivrabilité email ?

client03Si vous faites le choix d’internaliser votre délivrabilité (voir notre article sur le sujet), un autre choix est indispensable : Quelle solution d’envoi choisir ?

Chez DeliverNow, nous avons fait le choix de privilégier PowerMTA (et de devenir revendeur et intégrateur agréé), une solution éditée depuis 1999 par Port25. PowerMTA équipe aujourd’hui la majeure partie des grands routeurs internationaux (voir l’infographie “Port25 par les chiffres”) , c’est une solution qui a fait ses preuves et dont la robustesse n’est plus à prouver.

Si nous avons fait le choix de l’intégration de PowerMTA (nous aurions pu choisir une solution libre comme Postfix), c’est pour faire profiter à nos clients de son incroyable richesse en matière de gestion de la délivrabilité. Port25 met un point d’honneur à suivre les dernières tendances en matière de délivrabilité et d’être à la pointe de l’innovation.

Authentification et gestion des flux

L’authentification des vos emails à l’aide des DomainKeys et de la norme DKIM est devenue indispensable afin d’assurer l’intégrité de vos emails durant l’envoi de ceux-ci. Avec PowerMTA, vous êtes certain de la qualité des emails sortant. Avec le mode “Guaranteed Authentic”, la conformité des signatures de vos emails en queue est analysée et en cas d’échec, des alertes sont déclenchées.

À côté de la gestion de l’authentification, le MTA édité par Port25 vous permet aussi de gérer un nombre illimité d’adresses IP réparties dans différents MTA virtuels. Cette souplesse vous offre la possibilité de gérer le plus finement possible la granularité de votre infrastructure d’envoi. Par exemple, si vous devez gérer un flux d’email hétérogène, vous aurez l’occasion d’allouer différentes ressources (adresses IP, vitesse d’envoi, connexion simultanées, bande passante, …) en fonction de l’importance accordée à chaque type de message.

powermta_virtualmta

Gestion de la connectivité

La délivrabilité n’est pas une science simple. Chaque destination (FAI ou Webmail) requiert des réglages différents. Que ce soit le nombre d’emails envoyés chaque minute, le nombre de connexions simultanées, la vitesse de montée en réputation, … ils ont chacun leurs pratiques propres. Pour cette raison, PowerMTA vous offre la possibilité d’atteindre un niveau extrêmement précis de réglage de votre connectivité.

Vous pouvez, par exemple, adapter ces différents paramètres par domaine/destination :

  • Le nombre de connexions simultanées ;
  • Le nombre de messages envoyés par connexion ;
  • Le nombre de tentatives d’envoi par heure ;
  • La durée maximale des “retry” ;
  • Les méthodes d’authentification à utiliser.

Comme nous l’avons vu au point précédent, tous ces paramètres sont évidemment configurables au niveau des MTA’s virtuels. Par exemple, pour la destination AOL, vous aurez l’occasion d’offrir deux fois plus de connexions simultanées pour vos emails transactionnels, ce qui vous garantira une livraison plus rapide de vos emails de confirmation (qui sont toujours critiques pour votre business) que de vos newsletters.

Suivi de la délivrabilité

Le premier point concernant le suivi de la délivrabilité via PowerMTA est que celui-ci vous offre la possibilité d’explorer un fichier de log SMTP complet. C’est un point essentiel qui vous permettra avec un peu d’expertise de vérifier précisément la source de tout incident de délivrabilité pouvant survenir.

D’autre part, PowerMTA vous fournira un ensemble d’outils permettant de suivre l’évolution de votre délivrabilité, par destination, par campagne ou par MTA virtuel :

  • Catégorisation en temps réel des bounces ;
  • Outils d’analyse des statistiques en ligne de commande ;
  • Accès aux statistiques via une interface web ;
  • Gestion des exports des logs dans différents formats (XML, CSV, HTML, …) ;
  • Une API permettant de brancher vos logs sur votre propre système d’analyse.

La solution n’oublie évidemment pas d’intégrer nativement les principales boucles de rétroaction afin de pouvoir gérer le plus efficacement possible les plaintes spam de internautes.

Intégration et personnalisation

Au delà de la délivrabilité de vos messages, PowerMTA vous offre de nombreuses solutions afin de gérer les envois comme bon vous semble. En plus du classique relais SMTP et du dépôt de fichiers dans un répertoire, des API ont été développées, ce qui vous permettra de soumettre vos messages à l’envoi quelque soit le langage de programmation utilisé (C, C++, C#, Java, Perl, …).

À cette souplesse sur les méthodes d’envoi des messages vers PowerMTA s’ajoute de puissantes fonctionnalités de fusion des données afin de personnaliser vos messages et d’être au plus proche des attentes des membres de vos programmes marketing.

Tester gratuitement PowerMTA avec une licence gratuite de 30 jours

Niveau performance, PowerMTA se commercialise en 2 licences : standard et entreprise. La version standard permet d’envoyer 100 000 emails par heure tandis que la version entreprise peut monter jusqu’à 1 000 000 emails par heure.

DeliverNow vous propose de tester gratuitement PowerMTA pendant 30 jours. Cela vous permettra de juger de la puissance et de la souplesse de l’outil avant de prendre une décision sur son intégration.

D’autre part, si vous désirez en savoir plus sur les modèles de licence et sur les services d’intégration (installation, configuration, mise en route, …) proposés par DeliverNow, n’hésitez pas à nous contacter.

Internaliser ou externaliser le routage des emails : avantages et inconvenients

slideshow-01La délivrabilité a toujours été un élément stratégique pour toute entreprise exploitant l’email marketing. Ces dernières années, le sujet est devenu de plus en plus complexe à appréhender : augmentation du phishing, plus grand agressivité des filtres anti-spam, boîtes email intelligentes, internationalisation des listes d’email, … Par chance, les responsables techniques, mais aussi marketing sont de plus en plus sensibilisés à ces question.

Mais même s’ils sont de plus en plus sensibilisés à la délivrabilité, les annonceurs sont bien souvent démunis devant certaines questions cruciales. L’une de ces interrogations : Faut-il internaliser ou externaliser le routage pour garder la maîtrise de la délivrabilité ?

Dans cet article, nous allons tenter d’aborder les avantages et les inconvénients du routage externalisé versus un routage en interne.

Externaliser votre routage, moins de travail, mais aussi moins de contrôle

Commençons d’abord par les avantages de la délivrabilité externalisée.
Le plus important est certainement l’expertise, l’objectif d’un routeur étant d’envoyer vos emails, toute l’organisation de celui-ci devrait être tournée vers cet objectif. Cela veut dire que l’infrastructure du routeur évoluera en même temps que le marché et qu’il mettra celle-ci aux normes plus rapidement que si vous deviez le faire vous-même.

Un exemple concret est le récent changement de Gmail dans l’affichage des images, qui avait “cassé” le tracking des ouvertures de certains routeurs. Dans ce cas, il n’aura fallu que quelques jours pour que ceux-ci mettent à jour leur infrastructure. Il n’en sera peut-être pas de même si vous gérez ces aspects en interne !

Pour autant, externaliser le routage chez un tiers comporte aussi des inconvenients. Le premier, et certainement le plus important, est la rareté des spécialistes. Chez chaque routeur on peut compter entre un et trois (rarement plus) « deliverability managers”, c’est à dire des personnes dediées à la mise en place, gestion, surveillance et analyse de la délivrabilité. En faisant un calcul simple, suivant le nombre de clients de votre routeur, essayez de deviner combien de temps un deliverability manager aura l’occasion d’accorder à chaque client ? En général, ce sera beaucoup moins d’une heure par mois autant dire pas grand chose, surtout en cas d’incident majeur.

Quand vous exploitez une base de donnée à des fins marketing, celle-ci constitue votre principale richesse. Le temps passé et les moyens investis afin d’établir une relation de confiance avec vos clients sont inestimables. Pour cette raison, vous devriez toujours être méfiant quand il s’agit de confier votre base de donnée à un tiers, même si c’est bien souvent pour une très bonne raison. Avec l’externalisation de votre délivrabilité, c’est non seulement votre liste d’email que vous confiez à un tiers, mais c’est aussi l’ensemble de vos messages et des données comportementales générées par ceux-ci. Et c’est bien cela qui fait la valeur d’une entreprise.

Un changement de pratique de la part des annonceurs : le multiroutage

Confrontés à de plus en plus d’incidents de délivrabilité (gérés de manière très inégale selon les routeurs), les annonceurs tentent de reprendre le contrôle de leur délivrabilité de plusieurs manières différentes. La première, c’est de s’informer et de se former. De plus en plus d’expéditeur essayent de gagner en connaissance afin de décrypter les informations qu’ils reçoivent de la part de leurs routeurs.

Malheureusement, la formation des équipes n’est pas toujours suffisante, ce qui les pousse à expérimenter eux-mêmes des parades. L’une d’elle est la pratique du multiroutage, qui consiste à utiliser plusieurs routeurs en parallèle. Que ce soit afin d’avoir une roue de secours en cas d’incident chez leur routeur principal ou en mutualisant plusieurs plateformes. On voit donc émerger des annonceurs qui utilisent 2 ou 3 routeurs en simultané, voir parfois beaucoup plus.

Mais est-ce que le multiroutage améliore réellement la délivrabilité ? En fait, le multiroutage est loin d’être une solution pérenne. Au lieu de résoudre les incidents de délivrabilité à la source, il s’agit d’une fuite en avant qui va au mieux améliorer temporairement la délivrabilité au pire réduire durablement votre réputation d’expéditeur.

L’internalisation : un investissement pour l’avenir ?

La dernière solution est l’internalisation des processus de délivrabilité. Ici, on retrouve en partie l’un des inconvénients de l’externalisation : le marché manque de spécialistes. Mais les budgets qui étaient précédemment dédiés à payer une solution externalisée (licence, coût de l’envoi, coût d’intégration) pourront être utilisés afin de former vos responsables techniques pour que ceux-ci deviennent de vrais experts de la délivrabilité.

L’un des inconvénients majeur de l’internalisation est aussi l’un de ses avantages. En internalisant, vous serez aussi obligé d’internaliser toutes les questions de sécurité des données et de gestion des adresses email. Si cela peut sembler un chantier considérable, c’est aussi un avantage important parce que vous avez l’occasion de réduire le nombre d’intervenants dans vos process.

Internaliser la délivrabilité, cela veut dire ne pas dépendre de la réputation globale d’un routeur ou même de la réputation des autres clients de ce routeur. En utilisant votre propre infrastructure, votre propre range d’adresses IP, votre propre nom de domaine, … vous êtes certain que votre réputation d’expéditeur dépend à 100% de vos pratiques. Aucun élément externe ne viendra perturber celle-ci.

Concernant les éventuels incidents de délivrabilité, l’internalisation vous permet d’avoir toutes les cartes en main. Pour être un peu technique, l’envoi d’un email est un dialogue SMTP entre 2 serveurs : HELO, MAIL FROM, RCPT TO, DATA. À chaque étape du dialogue SMTP, un blocage ou une erreur peut survenir, et la réponse est souvent très explicite. Maitriser son serveur SMTP permet de connaitre les raisons exactes des problèmes pour pouvoir ensuite les résoudre. C’est un avantage par rapport à un routeur qui regroupera souvent les différents codes SMTP dans des catégories beaucoup moins explicites : hardbounces, softbounces et spam filter.

De plus, en effectuant un monitoring en temps réel de votre délivrabilité, vous aurez l’occasion d’être beaucoup plus réactif afin de résoudre les différents incidents de délivrabilité. Être dépendant d’un tiers en cas d’incident ralenti inévitablement le processus surtout si vous n’avez pas les outils pour détecter ces incidents vous-même.

L’internalisation n’est pas une recette magique qui vous évitera tous les problèmes. Mais si la délivrabilité est stratégique pour votre activité, vous avez tout intérêt à impliquer vos équipes internes dans sa maîtrise. Moins il y aura d’intervenants externes, moins il vous faudra de temps pour résoudre vos problèmes.

Signal Spam : Après Orange, SFR lance sa boucle de rétroaction de plaintes agrégées

logo_SFREn septembre, nous vous annoncions sur ce blog la mise à disposition par Orange d’une boucle de rétroaction de plaintes agrégées. Depuis peu, SFR a décidé, toujours via Signal Spam, de donner lui aussi accès au nombre de plaintes générées par vos adresses IP.

À eux deux, SFR et Orange couvrent plus de la moitié du marché français des webmails. Cela veut donc dire que les expéditeurs d’emails et les plateformes de routage ont maintenant la possibilité d’avoir une vue étendue de la qualité de leur traffic email en France.

En ajoutant les informations disponibles via les boucles de rétroaction des principaux webmails américains (Outlook.com, Yahoo! et AOL), c’est même entre 50% et 80% du traffic email (selon la composition de vos listes email) qui peut être surveillé.

En pratique

Les informations disponibles dans la boucle de rétroaction de SFR sont exactement les mêmes que pour Orange, c’est à dire le nombre de plaintes générées par adresse IP et par jour. Ce que l’on ne sait pas assez, c’est que SFR ne gère pas uniquement le nom de domaine @sfr.fr, mais aussi les noms de domaine des différentes sociétés rachetées dans le passé (@neuf.fr, @9online.fr, …) et même les adresses de certains partenaires comme @fnac.net.

Au total, cette boucle de rétroaction regroupe donc les plaintes générées par onze noms de domaine différents, à savoir :
@sfr.fr, @neuf.fr, @9online.fr, @9business.fr, @cegetel.net, @club-internet.fr, @cario.fr, @guideo.fr, @mageos.com, @fnac.net et @waika9.com

feedbackloop_SFR_signal_spam

Pour profiter des boucles de rétroaction de SFR et d’Orange, n’hésitez pas à devenir membre de Signal Spam.

L’importance de connaître le nombre de plaintes générées par vos IP

L’objectif d’un opérateur de messagerie a toujours été de satisfaire ses clients. Aujourd’hui, le principal indicateur permettant de mesurer cette satisfaction reste le nombre de plaintes générées par une campagne ou par une adresses IP. Les plaintes sont donc l’indicateur qui va permettre à un webmail de décider de la qualité d’une adresse IP et de filtrer ou non le traffic provenant de celle-ci.

Du côté de l’expéditeur, le nombre de plaintes est aussi un bon indicateur puisqu’il permet de juger la satisfaction ou plutôt le mécontentement généré par les emails envoyés. Pour le routeur, ce sera aussi un moyen fiable afin de détecter les spammeurs présents sur sa plateforme.

Spécificités de SFR en matière de délivrabilité

En plus du taux de plainte, SFR utilise plusieurs techniques afin de filtrer les emails atteignant la boîte de messagerie de ses clients. La première, au niveau de la boîte aux lettre, est la technologie de filtrage développée par Vade Retro. Celle-ci est d’ailleurs utilisée par la plupart des FAI français. Dans le cadre de SFR, cela veut dire par exemple une classification automatique des emails entrant, les publicités sont alors visuellement identifiées. VadeRetro offre aussi aux utilisateurs de SFR la possibilité de se désinscrire définitivement, en plus du lien proposé par l’annonceur, avec un bouton présent dans l’interface du webmail de SFR.

Au niveau de sa passerelle email, SFR a développé une technologie de filtrage maison en partenariat avec Atos et utilise Spamhaus afin de bloquer préventivement les emails envoyés par des adresses IP référencées par cette liste noire.

Pour l’instant, SFR ne propose pas d’interface de Postmaster ou de procédure en cas d’incident de délivrabilité. Mais n’hésitez pas à contacter DeliverNow en cas de problème, nous aurons sans doute une solution à vous proposer.

Pour devenir partenaire de Signal Spam et bénéficier de ce service, faites votre demande ici :
https://www.signal-spam.fr/partenaires/devenir-partenaire

Email Marketing Day le 28 novembre à Strasbourg : DeliverNow participera !

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Ce 28 novembre aura lieu à Strasbourg la première édition de l’Email Marketing Day. Cet évènement initié par Clic et Site sera le rendez-vous incontournable de tous les pros de l’emailing.

Quatre grandes thématiques liées à l’emailing seront traitées et rythmeront la journée :

  1. Le message : quelles sont les dernières tendances en matière de contenu (design, ergonomie, mobilité, …)
  2. La délivrabilité : c’est un domaine en constante évolution, les intervenants reviendront sur les nouvelles pratiques des FAI et des ESP
  3. L’acquisition : retour sur les bonnes pratiques et les différents modèles existant, que ce soit en B2B ou en B2C
  4. La fidélisation : triggers, segmentation, géoloc, … toutes les tendances et bonnes pratiques en matière de fidélisation.

DeliverNow participera à une table ronde sur la délivrabilité

Vers 12h30, Jérôme Gays aura l’occasion de participer à une table ronde animée par Guillaume Fleureau sur le thème de la délivrabilité. Ce sera l’occasion de vous proposer le point de vue de DeliverNow sur les dernières tendances de la délivrabilité.

D’ailleurs, voici le détail des exposés sur la délivrabilité qui auront lieu durant cette journée :

  • 11h40 : Ce que les annonceurs doivent impérativement savoir ? par Jean-Philippe Baert (Signal Spam)
  • 12h10 : Les nouvelles pratiques des FAI et des ESP (orateur inconnu pour le moment)
  • 12h30 : Table ronde sur la délivrabilité animée par Guillaume Fleureau (guillaumefleureau.com)

En présence de nombreuses personnalités

Cette journée s’adresse à tous les acteurs du marché de l’emailing, tant aux agences qu’aux annonceurs. D’ailleurs, les organisateurs ont réuni un panel d’experts (consultants indépendants, représentants de l’industrie emailing, …) extrêmement séduisant.

On pourra citer par exemple :

  • Bruno Florence : Consultant indépendant (Florence Consultant), auteur du blog Pignon sur Mail et membre du SNCD
  • Bruno Fridlansky : Co-fondateur et CSMO chez SoShake, auteur du blog Consonaute
  • Jonathan Loriaux : Consultant indépendant et auteur du blog Badsender.com
  • Guillaume Fleureau : Directeur Marketing chez Sarbacane
  • Jean-Philippe Baert : Directeur Général chez ExactTarget France et Président de Signal Spam
  • Jonhattan da Luz : Directeur Général chez Inxmail France
  • … et de nombreux autres.

Informations pratiques

Quand : Le 28 novembre 2013 entre 8h30 et 18h30
Où : Au Palais de la Musique et des Congrès – Place de Bordeaux à Strasbourg
Le site : http://www.emday.fr
Les inscription : http://www.emday.fr/index.php?p=inscription

Orange lance sa boucle de rétroaction de plaintes agrégées avec Signal Spam

Orange_logoJusqu’à présent, aucun FAI français ne partageait automatiquement les informations concernant les plaintes spam générées par ses utilisateurs. Il fallait absolument passer par l’abuse desk de ceux-ci. Dès ce mois de septembre, la situation va changer. Orange a en effet décidé de collaborer avec Signal Spam afin de mettre en place une boucle de rétroaction automatisée (feedback loop).

Qu’est-ce qu’une boucle de rétroaction ?

Une boucle de rétroaction, ou feedback loop en anglais, est un procédé technique permettant aux expéditeurs d’email de recueillir les plaintes spam reçues par les webmails et FAI. Ces informations sont ensuite utilisées afin d’optimiser les paramètres de la délivrabilité et de réguler l’activité marketing des expéditeurs provoquant des volumes de plaintes importants.

Le premier accord du genre pour Signal Spam

Signal Spam fédère l’écosystème email Français depuis 2002. En tant que membre fondateur de la première heure, Orange démontre aujourd’hui sa volonté de coopération avec l’écosystème en envoyant des données de plaintes agrégés aux membres de Signal Spam.

DeliverNow, qui a contribué à la mise en oeuvre technique de cette boucle de rétroaction, salue cette initiative de coopération de l’écosystème email unique en France.

En pratique : la boucle de rétroaction de plaintes agrégée

Chaque jour, les membres de Signal Spam pourront récolter le nombre de plaintes agrégées pour leurs adresses IP (au format CSV). Seuls les membres de Signal Spam pourront donc recevoir les informations concernant les plaintes d’Orange.

Les informations contenues dans la boucle de rétroaction d’Orange :

  • La date
  • Le nom du fournisseur (en l’occurrence, Orange)
  • L’adresse IP concernée
  • Le nombre de plaintes reçues

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Comme vous le savez peut-être, chez Orange, ce n’est pas le taux de plainte qui déclenche un éventuel blocage de vos campagnes, mais le volume total des plaintes reçues. Avec ce nouveau mécanisme, les expéditeurs d’emails utilisant une adresse IP dédiée pourront mesurer les plaintes générées par leurs campagnes afin de prendre les mesures adéquates.
Dans le cadre de son développement, Signal Spam mettra prochainement à disposition de ses membres des données de plaintes agrégés d’autres FAI Français. DeliverNow vous tiendra informé de ces prochaines évolutions.

À propos d’Orange : Orange est le principal fournisseur d’accès internet en France avec plus de 40% de parts de marché (Source: JDN). Orange est aussi le webmail le plus utilisé en France derrière Hotmail/Outlook.com.

À propos de Signal Spam : Signal Spam est une association regroupant les professionnels de l’emailing mais aussi certains acteurs institutionnels. Son but est de développer un réseau de confiance afin d’agir contre le spam.

Pour devenir partenaire de Signal Spam et bénéficier de ce service, faites votre demande ici :
https://www.signal-spam.fr/partenaires/devenir-partenaire

Deux fermetures de domaines de messagerie en Europe

Le 30 mail 2013, le domaine de messagerie espagnol Terra.es cessera de fonctionner. Selon nos analyses, ce domaine est un domaine assez représenté dans les bases de données en espagnol en représentant entre 5% et 15% du volume d’adresses globale. A partir du 30 mai, les envois d’emails à destination de ces boites seront perturbés : soit le domaine ne proposera plus d’enregistrements MX, soit le domaine renverra un code d’erreur adresse invalide. Dans les 2 cas, il faudra désactiver les adresses email à destination de ce domaine. Dans sa communication vers ces utilisateurs, Terra.es conseil de créer une adresse sur le domaine Terra.com mais rien n’est automatique.

logo-mobisatrToujours en Europe, le 29 Mai cette fois-ci, le domaine Mobistar en Belgique arrêtera son service d’email concernant les domaines @mobistar.be et @mobistarmail.be. Mobistar propose à ces utilisateurs de créer une nouvelle adresse sur les services d’email gratuit tel que outlook, gmail ou yahoo.

Afin d’éviter une perte d’adresse email dans les bases de données et des problèmes de délivrabilité, nous conseillons au annonceurs d’isoler les adresses sur ces domaines et de leur envoyer un email dédié afin de proposer aux destinataires de mettre à jour leur adresse email.

Qu’est ce que la délivrabilité ?

Création de la vidéo dessinée : www.VideoTelling.fr
Conception Denis Fages – Illustration Emmanuelle Buchet – Montage Gilbert Azzam

L’emailing efficace de Guillaume Fleureau

livre2Guillaume Fleureau est un blogger et un professionnel de l’emailing expérimenté et reconnu avec qui je suis en contact depuis un bon moment maintenant via nos blogs respectif et les réseaux sociaux.

Lundi dernier, j’ai eu le plaisir de recevoir un exemplaire de son nouveau livre intitulé : « L’emailing efficace ».
De nombreux déplacement cette semaine m’ont permis de le lire entièrement avec attention et tout particulièrement le chapitre dédié à la délivrabilité.

Son livre est une synthèse des pratiques et données actuelle de l’emailing, il reflète aussi parfaitement les bonnes pratiques emailing en vigueur en ce moment.

D’un point de vue délivrabilité, le livre passe en revue les principes des filtres antispam par catégorie dont : le filtrage d’envellope, le respect du protocole SMTP, le respect des normes d’authentification, le filtrage Bayesien, le filtrage Heuristiques, le filtrage par mot-clés et URLs, le filtrage des pièces jointes et des images, le filtrage sur les plaintes, le filtrage par greylisting, le système de graymail (infopub ou publicité). Un peu plus loin, Guillaume met l’accent sur la responsabilité partagé entre le prestataire technique et l’annonceur pour la bonne délivrabilité des campagnes emailing.

On y trouve aussi une fiche pratique nommé « Comment optimiser l’objet et le contenu pour passer les filtres antispams. » qui me parait être une bonne synthèse des bonnes pratiques pour éviter d’activer les filtres antispam basés sur le contenu.

J’ai beaucoup apprécié le passage sur les prestataires qui annoncent des taux de délivrabilité de près de 99%, qui est un argument ridicule quand on sait un minimum de quoi on parle. j’ajouterais que les prestataires n’ont pas tous la même façon de calculer le taux de message délivré et que certains n’hésitent pas à retirer les messages rejetés pour raison d’assimilation à un spam lors du dialogue SMTP pour minimiser les problèmes.

Le chapitre propose un chapitre sur le rôle du prestataire de routage par rapport à la délivrabilité et une fiche pratique intitulé « Comment choisir une solution d’emailing ». J’ajouterais aux alternatives proposés par le livre que de plus en plus d’annonceurs font le choix d’expédier leurs emails par leurs propres moyen avec succès en mettant en place une infrastructure de routage robuste et en internalisant cette compétence. (parfois après avoir été déçu par l’externalisation)

En effet, il est souvent stratégique pour une entreprise dont le chiffre d’affaire est fortement lié à la bonne délivrabilité de ces emails de garder la main sur sa stratégie de routage, sur sa base de donnée et que sur le long terme, cela s’avère souvent plus intéressant économiquement.

En synthèse, c’est un bon livre sur l’emailing, contenant l’ensemble des bonnes pratiques et pleins de chiffres à jour sur ce marché et je le recommande à toute personnes désireuse de ce lancer dans l’emailing tout en suivant les bonnes pratiques.

Pour commander L’emailing efficace, cliquez ici :
http://www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/l-emailing-efficace-9782212555851

Vade Retro : un fabricant antispam français innovant

Vade Retro est un fabriquant d’antispam qui occupe une part de marché importante en France en protégeant les boites emails d’une majorité d’opérateurs locaux dont notamment Orange, SFR, Free, laposte.net etc …

Selon les experts de Vade Retro, 95% du trafic emails est constitué de spams, et parmi les 5% restants, 41% sont des emails de nature commerciale.

Pour Vade Retro, il était important de répondre au besoin de séparation de la communication légitime personnelle des messages à caractères commerciaux, pour le plus grand bonheur des internautes français, submergés par les emails marketing.

Contrairement aux technologies américaines, la technologie Vade Retro n’est pas principalement basée sur le comportement de l’internaute pour filtrer les emails entrants (filtrage sur la réputation) mais plutôt sur une analyse très fine de l’empreinte des emails.

Pour ceci, Vade Retro propose à ses clients une technologie permettant de catégoriser les emails commerciaux en 3 catégories :

  • PCE : Professionnal Commercial Email :

Cette catégorie correspond aux emails envoyés par des expéditeurs identifiés et supposés respecter les bonnes pratiques de l’emailing, qu’ils soient routeurs (Emailvision, Mailperformance, Cabestan …) ou annonceurs expédiant eux-même leurs emails par leurs propres moyens. La reconnaissance de ces expéditeurs n’est pas basée sur l’IP émettrice ni sur le domaine émetteurs mais plutôt sur une signature structurelle du message composé de plusieurs éléments. Les emails catégorisés en PCE sont automatiquement dégradés en DCE si le volume de plaintes pour la campagne est trop important.

  • MCE : Micsellaneous Commercial Email :

Ici, il s’agit d’emails qui n’ont pas été identifiés comme PCE mais qui sont cependant des emails publicitaires.
Ces messages sont reconnus par le filtre heuristique de Vade Retro.

  • DCE : Dirty Commercial Email :

Cette catégorie regroupe les emails envoyés et qui ne tiennent généralement pas compte des bonnes pratiques de l’emailing, dont voici quelques critères : non présence de lien de désinscription, non respect des demandes de désinscription, non respect de l’optin, une volonté de furtivité (whois du domaine expéditeur anonyme), texte blanc sur fond blanc, un objet simulant une fausse conversation (Re: Re: Re: Fwd:) etc…

Il est parfois possible de connaitre la catégorisation d’un email en regardant l’entête de celui-ci après être passé par la technologie Vade Retro.

Ex pour SFR : X-sfr-mailing: MCE

Je précise que Vade Retro propose une technologie de catégorisation des emails, c’est au FAI ou au Webmail utilisateur de la technologie de définir le traitement à appliquer aux messages catégorisés par Vade Retro comme il l’entend, en fonction de sa politique de filtrage interne.

Cependant, la recommandation de Vade Retro aux utilisateurs de sa solution est de placer en boite spam les messages identifiés comme DCE, de séparer les emails détectés comme PCE et MCE dans un dossier dédié et de laisser en boite de réception les messages identifiés comme communication légitime.

En tant que professionnel de l’email depuis 12 ans, j’ai pu voir le marché de l’email marketing se dégrader fortement à cause d’acteurs de plus de plus nombreux ayant des pratiques de plus en plus mauvaises. Si l’on couple à cela l’absence totale de régulation du marché, on obtient un marché ou seuls les acteurs économiques influent sur celui-ci grâce à leurs innovations, que l’on soit du coté des expéditeurs ou de celui de ceux qui reçoivent les emails.

C’est dans ce sens que je tiens à saluer Vade Retro pour sa technologie innovante qui contribue à rendre les boites email des internautes plus propres en séparant les communications personnelles légitime de la publicité.

SFR implémente DKIM pour authentifier les messages entrants

Depuis vendredi 30 novembre dernier, SFR authentifie les messages entrants grâce à la technologie DKIM. Pour le moment, les messages non-authentifié ou mal authentifié ne subissent pas de traitement particulier.

En regardant les en-têtes des messages envoyés à SFR, on constate l’apparition de l’en-tête Authentication-Results comprenant le résultat du test d’authentification ainsi que l’analyse de la politique ADSP publié par le propriétaire du domaine.

Je rappelle que l’authentification DKIM est basé sur une technologie de chiffrement des en-tête grâce à un système de clé privée / clé publique, la clé privé étant utilisée par le MTA de l’expediteur pour signer le message lors de l’envoi et la clé publique diffusée dans un enregistrement DNS et utilisée pour authentifier le message lors de sa réception.

Exemple d’enregistrement clé publique DKIM pour le domaine facebookmail.com :

dlnw$ dig s1024-2011-q2._domainkey.facebookmail.com TXT +short
"k=rsa; t=s; h=sha256; p=MIGfMA0GCSqGSIb3DQEBAQUAA4GNADCBiQKBgQDLWnmo7aFBKfL4+mogTe/cXx6D4M
UF7VUM9O+nmXAcUP6jJh1RDgZuSJ/KKxo+KMpDiF5xnawr4p3N4eFruSZWFB1vtHgDiy3iPk
e/u0lmXB2PDQphFRJU4Raghm9e2duPfuSExbvSu9COWIoaz1vH/T+8zc0vuonClGuPfxoqhQID
AQAB"

ADSP est aussi un enregistrement DNS, placé sous l’enregistrement DKIM du domaine, et destiné à communiquer publiquement la politique de signature du domaine en question.

L’enregistrement ADSP peut prendre 3 valeurs :

  • all : tout les emails envoyés pour ce domaine sont signés.
  • discardable : tout les emails envoyés pour ce domaine sont signés, et si un message arrive non signés ou avec une signature non valide, le propriétaire du domaine encourage le destinataire à rejeter celui-ci.
  • unkown : tout ou partie des messages envoyés par ce domaine sont signés.

Etant donné l’actualité agité autour de DKIM, il est important de préciser que SFR authentifie tous les messages signés, quelque soit l’algorithme utilisé pour le cryptage et la longueur de la clé.

Pour le moment, l’authentification DKIM chez SFR est en mode écoute, cela signifie qu’aucune politique de filtrage n’est appliqué aux messages non-authentifié. Au début de l’année prochaine, SFR tiendra compte de la signature ADSP et appliquera ça propre politique aux messages non signés.

Mais concrètement, qu’est ce que cela apporte à l’écosystème email ?

Pour les marques, une signature DKIM valide et une politique ADSP stricte aura pour effet de protéger les domaines de la marque du phishing.

Pour les expéditeurs d’emails, cela signifie que DKIM prend une place un peu plus importante et qu’il est aujourd’hui indispensable de proposer à  ses clients d’authentifier ses emails grâce à cette norme.

Pour SFR, c’est une façon de rendre les boites aux lettres de leurs abonnés plus sûre, en utilisant les possibilités technologiques modernes tout en s’affichant comme un ISP responsable et coopératif dans l’écosystème email.