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Signal Spam : Après Orange, SFR lance sa boucle de rétroaction de plaintes agrégées

logo_SFREn septembre, nous vous annoncions sur ce blog la mise à disposition par Orange d’une boucle de rétroaction de plaintes agrégées. Depuis peu, SFR a décidé, toujours via Signal Spam, de donner lui aussi accès au nombre de plaintes générées par vos adresses IP.

À eux deux, SFR et Orange couvrent plus de la moitié du marché français des webmails. Cela veut donc dire que les expéditeurs d’emails et les plateformes de routage ont maintenant la possibilité d’avoir une vue étendue de la qualité de leur traffic email en France.

En ajoutant les informations disponibles via les boucles de rétroaction des principaux webmails américains (Outlook.com, Yahoo! et AOL), c’est même entre 50% et 80% du traffic email (selon la composition de vos listes email) qui peut être surveillé.

En pratique

Les informations disponibles dans la boucle de rétroaction de SFR sont exactement les mêmes que pour Orange, c’est à dire le nombre de plaintes générées par adresse IP et par jour. Ce que l’on ne sait pas assez, c’est que SFR ne gère pas uniquement le nom de domaine @sfr.fr, mais aussi les noms de domaine des différentes sociétés rachetées dans le passé (@neuf.fr, @9online.fr, …) et même les adresses de certains partenaires comme @fnac.net.

Au total, cette boucle de rétroaction regroupe donc les plaintes générées par onze noms de domaine différents, à savoir :
@sfr.fr, @neuf.fr, @9online.fr, @9business.fr, @cegetel.net, @club-internet.fr, @cario.fr, @guideo.fr, @mageos.com, @fnac.net et @waika9.com

feedbackloop_SFR_signal_spam

Pour profiter des boucles de rétroaction de SFR et d’Orange, n’hésitez pas à devenir membre de Signal Spam.

L’importance de connaître le nombre de plaintes générées par vos IP

L’objectif d’un opérateur de messagerie a toujours été de satisfaire ses clients. Aujourd’hui, le principal indicateur permettant de mesurer cette satisfaction reste le nombre de plaintes générées par une campagne ou par une adresses IP. Les plaintes sont donc l’indicateur qui va permettre à un webmail de décider de la qualité d’une adresse IP et de filtrer ou non le traffic provenant de celle-ci.

Du côté de l’expéditeur, le nombre de plaintes est aussi un bon indicateur puisqu’il permet de juger la satisfaction ou plutôt le mécontentement généré par les emails envoyés. Pour le routeur, ce sera aussi un moyen fiable afin de détecter les spammeurs présents sur sa plateforme.

Spécificités de SFR en matière de délivrabilité

En plus du taux de plainte, SFR utilise plusieurs techniques afin de filtrer les emails atteignant la boîte de messagerie de ses clients. La première, au niveau de la boîte aux lettre, est la technologie de filtrage développée par Vade Retro. Celle-ci est d’ailleurs utilisée par la plupart des FAI français. Dans le cadre de SFR, cela veut dire par exemple une classification automatique des emails entrant, les publicités sont alors visuellement identifiées. VadeRetro offre aussi aux utilisateurs de SFR la possibilité de se désinscrire définitivement, en plus du lien proposé par l’annonceur, avec un bouton présent dans l’interface du webmail de SFR.

Au niveau de sa passerelle email, SFR a développé une technologie de filtrage maison en partenariat avec Atos et utilise Spamhaus afin de bloquer préventivement les emails envoyés par des adresses IP référencées par cette liste noire.

Pour l’instant, SFR ne propose pas d’interface de Postmaster ou de procédure en cas d’incident de délivrabilité. Mais n’hésitez pas à contacter DeliverNow en cas de problème, nous aurons sans doute une solution à vous proposer.

Pour devenir partenaire de Signal Spam et bénéficier de ce service, faites votre demande ici :
https://www.signal-spam.fr/partenaires/devenir-partenaire

Orange lance sa boucle de rétroaction de plaintes agrégées avec Signal Spam

Orange_logoJusqu’à présent, aucun FAI français ne partageait automatiquement les informations concernant les plaintes spam générées par ses utilisateurs. Il fallait absolument passer par l’abuse desk de ceux-ci. Dès ce mois de septembre, la situation va changer. Orange a en effet décidé de collaborer avec Signal Spam afin de mettre en place une boucle de rétroaction automatisée (feedback loop).

Qu’est-ce qu’une boucle de rétroaction ?

Une boucle de rétroaction, ou feedback loop en anglais, est un procédé technique permettant aux expéditeurs d’email de recueillir les plaintes spam reçues par les webmails et FAI. Ces informations sont ensuite utilisées afin d’optimiser les paramètres de la délivrabilité et de réguler l’activité marketing des expéditeurs provoquant des volumes de plaintes importants.

Le premier accord du genre pour Signal Spam

Signal Spam fédère l’écosystème email Français depuis 2002. En tant que membre fondateur de la première heure, Orange démontre aujourd’hui sa volonté de coopération avec l’écosystème en envoyant des données de plaintes agrégés aux membres de Signal Spam.

DeliverNow, qui a contribué à la mise en oeuvre technique de cette boucle de rétroaction, salue cette initiative de coopération de l’écosystème email unique en France.

En pratique : la boucle de rétroaction de plaintes agrégée

Chaque jour, les membres de Signal Spam pourront récolter le nombre de plaintes agrégées pour leurs adresses IP (au format CSV). Seuls les membres de Signal Spam pourront donc recevoir les informations concernant les plaintes d’Orange.

Les informations contenues dans la boucle de rétroaction d’Orange :

  • La date
  • Le nom du fournisseur (en l’occurrence, Orange)
  • L’adresse IP concernée
  • Le nombre de plaintes reçues

feedbackloop_orange_signal_spam

Comme vous le savez peut-être, chez Orange, ce n’est pas le taux de plainte qui déclenche un éventuel blocage de vos campagnes, mais le volume total des plaintes reçues. Avec ce nouveau mécanisme, les expéditeurs d’emails utilisant une adresse IP dédiée pourront mesurer les plaintes générées par leurs campagnes afin de prendre les mesures adéquates.
Dans le cadre de son développement, Signal Spam mettra prochainement à disposition de ses membres des données de plaintes agrégés d’autres FAI Français. DeliverNow vous tiendra informé de ces prochaines évolutions.

À propos d’Orange : Orange est le principal fournisseur d’accès internet en France avec plus de 40% de parts de marché (Source: JDN). Orange est aussi le webmail le plus utilisé en France derrière Hotmail/Outlook.com.

À propos de Signal Spam : Signal Spam est une association regroupant les professionnels de l’emailing mais aussi certains acteurs institutionnels. Son but est de développer un réseau de confiance afin d’agir contre le spam.

Pour devenir partenaire de Signal Spam et bénéficier de ce service, faites votre demande ici :
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Précision de la CNIL par rapport à mon précèdent billet sur Signal Spam

Suite à mon précèdent billet sur Signal Spam, la CNIL a tenu à apporter quelques précisions sur les actions menées ces dernières années :

« Le chiffre d’une dizaine d’actions évoqué par le commissaire Peyrat lors de la conférence de presse ne concernait que les mises en demeure adoptées par la formation contentieuse depuis janvier 2010.

En 2009, la CNIL a mené plusieurs centaines d’actions à l’encontre de sociétés ayant de mauvaises pratiques : traitement des plaintes individuelles, contrôles ciblés, mises en demeure et sanctions.

Les signalements transmis par Signal Spam aident la CNIL à identifier ces sociétés et permettent de renforcer les actions mises en œuvre contre le spam.

S’agissant des sanctions financières, la loi impose à la CNIL une limite de 150.000 euros (300.000 euros en cas de récidive). »
Je remercie la CNIL pour ces précisions et invite donc les internautes victime du spam à continuer à les signaler à Signal Spam.
Pour en savoir plus sur le fonctionnement de la CNIL, cliquez ici.

Un nouvel élan pour Signal Spam

La semaine dernière, Signal Spam a donné une conférence de presse dans le locaux de la CNIL en présence de la Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d’État chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique.

Avec environ 90% du traffic email mondial composé de spam, l’association d’initiative public et privé propose aux internautes de lui signaler les spams reçu afin de pouvoir utiliser les signalements dans le cadre d’opérations mener par les autorités contre les émetteurs de ces spams.

La CNIL a confirmé avoir mené un peu moins d’une dizaine d’actions en 2009 grâce aux signalements et encourage les internautes à continuer de signaler les messages qu’ils considèrent comme du spam à Signal Spam.

A cette occasion, l’association a présenté la nouvelle version de sa plateforme de signalements de spam incluant de nouvelles extensions pour signaler les spams à partir des principaux clients de messagerie du marché : Outlook 2007 et les nouvelles version de Thunderbird.

« Il y a grand besoin de mobiliser l’internaute et lui offrir des moyens d’action. L’heure n’est plus au spam amateur et il y a une vraie guerre à mener »

La ministre a soutenu le projet en confirmant que le spam était un fléau nuisible à l’économie numérique, qu’il engendrait une baisse de la productivité des entreprises et qu’il était couteux en ressources énergétiques avec une consommation de 33 térawatt heures, soit la consommation en électricité de 2,4 Millions de foyers américains.

L’association est composé d’institutions : la CNIL, l’ANSSI, l’OCLCTIC, La direction Générale de la Gendarmerie Nationale, le BEFTI, des associations : l’AFA, l’AFOM, le BSA, la FEVAD, le SNCD, l’UDA et des entreprises : Microsoft, eBay/Paypal, CERT Lexsi, G Data Software, Return Path, Alinto et aussi des FAI tel que Orange et SFR qui ont confirmé que l’intégration du signalement Signal Spam dans les interfaces webmails de leurs clients de messagerie était à l’étude.

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