Chiffres et Statistiques Archives - DeliverNow

Bruno Florence dévoile sa nouvelle étude comparative des solutions emailing

guide-achat-routeurAvec pas moins de 111 solutions analysées, cette étude comparative représente l’un des plus grand travail de synthèse jamais réalisé sur le sujet. Bruno Florence et les autres auteurs de l’étude (Jordie van Rijn, Gabriele Braun et Torsten Schwarz), ont identifié plus de 350 critères fonctionnels et les ont compilé afin d’obtenir plus de 330 pages de conseil sur le choix d’une solution emailing.

Vous aider à choisir, mais selon quels critères ?

Afin de pouvoir détailler au mieux les différences de chacune des solutions analysées, les auteurs de l’étude on choisis de scinder leurs analyses en 19 catégories différentes. Parmi celle-ci, on retrouve par exemple la présence des services professionnels, les modèles de tarification, la spécificité des clients et du marché auquel la solution s’attaque, les modèles de gestion de la base de donnée, les modes de sélection et de segmentation, la gestion de contenu et de personnalisation et de nombreux autres.

L’étude révèle par exemple d’intéressantes données sur les intégrations et autres plugins les plus fréquents. Sans grand surprise, c’est Magento qui est le plus présent, avec 50% de solutions qui proposent une intégration avec la solution ecommerce. Le second du classement étant Salesforce avec 47% d’intégrations.

Dans un autre domaine, on apprendra que 22% des solutions proposent un mode Freemium (utilisation gratuite de la solution avec des fonctionnalités réduites) et que 39% gèrent les fuseaux horaires des destinataires lors de l’envoi.

Au niveau technologique, 99% des solutions sont disponibles en mode SaaS, mais que 28% des solutions proposent toujours un mode « on-premise ».

Quelle place pour la délivrabilité ?

La délivrabilité n’a bien entendu pas été oubliée dans cette étude sur les solutions emailing. Pour chaque solution, vous pourrez vérifier si elles proposent des services de conseil en délivrabilité, de combien de personnes se composent leurs équipes délivrabilité …

Avec ces informations, nous pouvons extraire de l’étude quelques constatations intéressantes sur la délivrabilité chez les routeurs :

  • Il y a en moyenne 2,7 responsables délivrabilité chez les routeurs ;
  • Le nombre maximum de responsables délivrabilité chez un routeur cité dans l’étude est 6 ;
  • Le taux d’adoption de DMARC est de seulement 78% chez les routeurs.

D’autre part, si l’on additionne l’ensemble des responsables délivrabilité des 111 routeurs cités dans l’étude, on arrive à 301. En considérant que ces routeurs représentent un proportion significative des routeurs présents dans le monde, on se rend compte que l’expert délivrabilité constitue une ressource rare. D’où l’intérêt de posséder un bon outil de surveillance de la délivrabilité.

Pour commander l’étude, rendez-vous sur le site de Florence Consultant.

Gmail : Feedback Loop et page postmaster, configuration et prise en main étape par étape

Depuis de nombreuses années, Google avec Gmail est à la pointe de l’innovation avec son webmail. Là où le géant de Mountain View s’est surtout distingué de la concurrence, c’est au niveau de la qualité de son traitement du spam, mais aussi des innovations successives au niveau ergonomie (Labels, catégorisation des emails avec les onglets, bouton de désinscription dans l’interface, …).

Sur un autre plan, celui des professionnels de la délivrabilité et des annonceurs, comparé à d’autres webmails (et surtout à Hotmail de Microsoft), les outils sont longtemps restés pauvres. Pas de boucle de rétroaction (feedback loop), pas d’information sur la réputation, … Mais depuis un peu plus d’un an, la situation a radicalement changée.

Testé depuis fin 2013 chez certains routeurs et annoncé (mais toujours en beta et sur invitation) au MAAWG en février 2014, le feedback loop de Gmail a depuis quelques semaines été ouvert à l’ensemble des annonceurs via son tout nouveau site « Postmaster ».

À l’instar d’autres plateformes du même genre, postmaster.google.com offre la possibilité aux expéditeurs d’email de recevoir des informations techniques et de réputation concernant leurs envois. Dans cet article, nous allons tenter de décrire étape par étape comment configurer et prendre en main ces nouveaux outils.

Préalable : SPF, DKIM et ReverseDNS

Cela n’est pas à proprement parler un besoin spécifique aux Google Postmaster Tools, mais il est impératif que vos emails soient correctement configurés au niveau authentification et identification. C’est indispensable, sinon Google risque de ne pas prendre vos emails en compte pour générer les données disponibles dans l’interface Postmaster. Cela veut dire :

  • Que vous ayez un enregistrement SPF valide et référençant l’ensemble des IPs émettant vos emails;
  • Que vos emails soient correctement signés DKIM avec un nom de domaine que vous maîtrisez (accès au serveur DNS) ;
  • Que vos IPs aient un ReverseDNS (enregistrement PTR) valide, utilisant de préférence un domaine utilisé dans vos signatures DKIM.

Ajouter un domaine à l’interface Postmaster

Afin d’ajouter un domaine il faudra vous connecter à postmaster.google.com et cliquer sur le bouton « + » situé en bas à droite de l’écran. L’écran suivant apparaîtra :

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Entrez le nom de domaine que vous désirez configurer et appuyez sur suivant. Sur l’écran suivant, Google vous affichera un enregistrement TXT que vous devrez aller renseigner au niveau de votre serveur DNS.

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La mise à jour de certains serveur DNS peut prendre jusqu’à 24h, il se peut que vous deviez attendre avant d’avoir accès et de pouvoir cliquer sur le bouton « Verify » (vous pouvez évidemment quitter l’écran et revenir plus tard).

Si vous utilisez plusieurs sous-domaines pour vos différents programmes email marketing, vous pouvez évidemment ajouter chacun d’eux ainsi que le domaine principal. Cela vous permettra de vérifier les performances de vos différents domaines d’une part, et d’en avoir une vue synthétisée via le domaine principal.

Note : Ces opérations d’ajout d’enregistrements TXT dans vos DNS sont à répéter pour chaque utilisateur Google désirant avoir accès aux stats. Si vous êtes nombreux à avoir besoin d’un accès et/ou que vous possédez de nombreux sous-domaines, il est souvent plus efficace de créer un compte Google dédié auquel l’ensemble de vos collaborateurs pourront se connecter.

Configurer vos emails afin d’alimenter la boucle de rétroaction

La configuration de votre feeback loop Gmail se fait indépendamment de la configuration de votre interface Postmaster. Afin que vos données remontent dans ce dernier, c’est au niveau de l’en-tête de vos emails que vous aurez une intervention à réaliser.

Il faut donc ajouter une ligne « Feedback-ID: » dans vos en-tête d’email. Ce feedback-id est constitué de 3 champs variables (et optionnels) séparés par « : » et d’un SenderID qui devra être stable à travers l’ensemble de vos envois. Le SenderID doit faire entre 5 et 15 caractères.

Par exemple :
Feedback-ID : VarA:VarB:VarC:MyBrand

Les champs variables peuvent être utilisés afin de catégoriser vos envois :

  • Nom d’un programme marketing
  • Type d’envoi (newsletter, notification, transactionnel)
  • Segment de la base de donnée

Dans l’interface Postmaster, vous pourrez ainsi suivre les taux de plainte pour chaque variable lorsque ceux-ci sont inhabituels.

Voici quelques exemples utilisés par des annonceurs connus :

  • LinkedIn – Feedback-ID: accept_invite_04:linkedin
  • Twitter – Feedback-ID: 0040162518f58f41d1f0:15491f3b2ee48656f8e7fb2fac:none:twitterESP
  • Amazon.com : Feedback-ID: 1.eu-west-1.kjoQSiqb8G+7lWWiDVsxjM2m0ynYd4I6yEFlfoox6aY=:AmazonSES

Note : L’objectif de Gmail n’est pas de vous fournir l’identité des plaignants sur vos campagnes mais un indicateur afin de détecter les campagnes, programmes, … problématiques. Si vous tentez d’introduire de l’identification du plaignant de le Feedback-ID, Google risque de purement et simplement vous couper l’accès à ces infos.

Google n’aide pas les spammeurs

Avant d’aller plus loin et de vous détailler les différentes fonctionnalités de la plateforme Postmaster, il est important de signaler que Google ne désire pas aider les spammeurs. Les différentes données présentes dans l’outil sont proposées uniquement aux expéditeurs ayant de bons scores de réputation et respectant les bonnes pratiques édictées Gmail : https://support.google.com/mail/answer/81126

Les différents tableaux de bord disponibles

Taux de spam

C’est un des indicateurs les plus importants que vous propose l’outil Postmaster de Gmail. Vous aurez l’occasion, par nom de domaine ou sous-domaine, de réaliser un suivi du pourcentage de plaintes spam jour par jour.

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Réputation des IPs

La réputation des IPs sur Gmail s’exprime sur 4 niveaux différents : Bad, Low, Medium et High.

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En cliquant sur une zone de couleur dans le graph (par exemple ici la zone orange de « Medium » du 31 août), vous verrez apparaître la liste des IPs concernées par ce niveau de réputation.

Réputation des domaines

Comme pour la réputation des IPs, les domaines sont classés en 4 catégories : Bad, Low, Medium et High.

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Feedback Loop

Si vous avez correctement configuré vos Feedback-Ids, vous devriez avoir des données dans ce dashboard. Pour rappel, l’objectif est de segmenter vos différents programmes email afin de pouvoir facilement détecter les sources de plaintes par rapport à vos pratiques marketing. Par exemple, en utilisant un identifiant de source d’acquisition de vos adresses, vous serez rapidement capable de détecter vos partenaires d’acquisition générant de nombreuses plaintes.

Authentification

Ce graph vous présent le pourcentage d’emails ayant validé les différentes technologies d’authentification :

  • SPF : Pourcentage des emails ayant validé SPF sur le domaine en question par rapport à l’ensemble des emails envoyés pour ce domaine.
  • DKIM : Pourcentage des emails ayant validé DKIM sur le domaine en question par rapport à l’ensemble des emails envoyés pour ce domaine qui possèdent une signature DKIM.
  • DMARC : Pourcentage d’emails ayant passé l’alignement DMARC par rapport aux emails ayant validé SPF et DKIM sur le domaine.

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Chiffrement

Il s’agit du pourcentage d’emails en entrée et en sortie utilisant le chiffrement TLS.

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Erreurs de livraison

Ce graph montre le pourcentage de trafic ayant été rejeté temporairement ou définitivement à l’entrée des serveurs SMTP de Gmail. Ce tableau peut être extrêmement intéressant lorsque vous réalisez une phase de warmup ou lorsque vous êtes victime d’un incident technique.

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Chiffres 2011 de l’emailing en France

La semaine dernier, à l’occasion du Salon E-Marketing 2012, le SNCD a publié les chiffres clés de l’emailing pour l’année 2011. Ces chiffres sont issues des routeurs membres du SNCD.
Tous les expéditeurs d’email n’étant pas membre du SNCD, ces chiffres sont à considérer comme une fourchette basse mais ils sont pertinent pour observer des tendances en les comparant aux années précédentes.

  • Chiffre d’affaire globale du secteur du routage en hausse de +25% à 85 Millions d’euros
  • Volume d’email routés en hausse de 10%
  • Des emails de plus en plus lus sur environnement mobile et tablette
  • La délivrabilité est toujours un enjeu important pour les annonceurs

Ces chiffres incluent aussi bien les campagnes emails publicitaires (emails commerciaux) que des emails destinés à des clients (emails de fidélisation).

Statistiques iPhone et autres clients de messagerie

Email iPhoneDans un billet du 9 avril, Eric de Presse-citron fait part de son agacement et recommande aux expéditeurs d’emails de supprimer la mention qu’il trouve énervante et qui propose à l’internaute d’accéder à une copie du message en ligne.

Ce lien vers une page miroir de l’email est une vieille recommandation qui avait pour but de proposer aux internautes, dont le client de messagerie n’interprèterait pas correctement le HTML, d’accéder à une version lisible de l’email en ligne.

Les temps ont évolué et il est vrai que dans le cadre de communications B2C, les clients de messageries n’ont plus de problème pour interpréter le HTML comme il était possible d’en avoir il y a quelques années avec les clients emails AOL.

Dans le cadre de communications B2B, c’est plus délicat car on est souvent confronté à des clients de messageries plus « exotique » qui, en fonction de leur paramétrage et de la politique de sécurité de l’entreprise, peuvent rendre les messages HTML illisibles. C’est le cas de Novell Groupewise ou de certaines versions de Lotus encore très répandues en entreprises (Air France, Bnp Paribas, Danone, EDF, Eurorscg, Suez, Valeo et bien d’autres …)

Au niveau international, il existe plusieurs études sur la popularité des clients de messagerie, en voici quelques unes :

– Une statistique publiée par le MarketingSherpa issue de CampaignMonitor réalisée en mars 2009 basée sur l’analyse de 250 Millions d’ouvertures d’emails. Voir la statistique.

– Une statistique plus récente du même CampaignMonitor, un routeur australien. Cette statistique date de janvier 2010. Voir la statistique.

– Une statistique de LitmussApp, un acteur anglais datant de février 2010 basée elle aussi sur 250 Millions d’ouvertures d’emails. Voir la statistique.

On note la position dominante des clients de messagerie Microsoft avec ces différentes versions d’Outlook (dont 10% pour le dernier né et capricieux Outlook 2007). Il est important de constater une part croissante des lecteurs sur environnements mobile avec 4% en mars 2009 et 7,3 % en janvier 2010.

Mais ces statistiques sont des statistiques globales qui ne distinguent pas les adresses B2B et B2C. Chacun peut, en analysant sa base de données, connaitre la répartition des clients de messageries qui équipent ces abonnés.

Pour travailler au quotidien sur la delivrabilité des clients de Cabestan, je me rends compte que certaines newsletters peuvent afficher un taux de lecture à 8% sur environnement mobile (principalement iPhone), entre 5% et 6% pour des newsletter françaises à destination du grand public et autour de 1% sur des cibles B2B françaises. Voir la statistique.

Avec une part aussi importante et toujours croissante de lecteurs sur mobile, il est important pour les expéditeurs d’emails de prendre ça en compte en désignant son email, en évitant peut-être la classique mention vers la page miroir afin de ne pas énerver une population dont le profil serait proche de celui d’ Eric de Presse-Citron 😉

Statistiques sur le SPAM en 2009

L’agence européenne ENISA (Agence européenne de la sécurité des réseaux et de l’information) vient de sortir une nouvelle étude selon laquelle 95,6% des messages électroniques seraient identifiés comme étant des spams par les chaines de filtrages des fournisseurs d’adresses email. Le sondage a été exposé aux responsables antispam de 92 opérateurs européens chez différents ISP, opérateurs mobiles et sociétés d’hébergement internet représentant 80 Millions de boites mails.

Voici quelques conclusions qui me semblent importante :

– Le spam est toujours une source de coût important pour les opérateurs qui doivent le traiter et il impacte la qualité de service rendu à l’utilisateur final

– 1/3 des gros opérateurs interrogés ont un budget antispam de plus d’1 Millions d’euros annuel.

– Chez les gros FAI, le spam est la cause d’une part importante des appels à la hotline.

– Pour les opérateurs emails, filtrer le spam correctement est un avantage important pour acquérir et garder des clients.

– La méthode la plus rependu pour détecter le spam est le suivi des plaintes utilisateurs.

– Après le blacklistage de l’IP, le filtrage sur le contenu et l’authentification de l’expéditeur, le blacklistage des URL est la 4ème action la plus réalisé pour filtrer le spam.

– Une majorité d’opérateurs utilisent leur propre base de donnée de réputation (blackliste, whiteliste et autres données de comportement des expéditeurs)

– SpamAssassin est le système de filtrage le plus cité par les opérateurs

– 1/3 des répondants estiment qu’il y a des incompatibilités entre le filtrage du spam et les obligations des opérateurs à délivrer les messages et protéger les donnée personnelles de leurs abonnés.

95,6 % des messages reçus sont filtrés pour ne laisser passer que 4,4% des emails

Pour consulter l’intégralité de l’étude sur le site de l’ENISA, cliquez-ici :
http://www.enisa.europa.eu/act/res/other-areas/anti-spam-measures/studies/spam-slides

Indicateurs en Email Marketing

Quand on réalise une campagne d’Email Marketing et que l’on souhaite comparer les résultats entre 2 environnements de routage, il est important de bien comprendre la façon dont les indicateurs sont calculés, car d’un outil à l’autre, le différences peuvent être importantes et un bon « marketing produit » pourra laisser une impression de performance là où un outil transparent pourra donner l’impression d’une sous-performance.

Lorsqu’on veut regarder les performances d’une campagne sous un angle délivrabilité, il faut regarder 2 choses, le taux de messages délivrés et le taux d’ouverture.

– Le taux de message délivrés :

Il faut analyser les retours SMTP des serveurs pour vérifier que l’envoi n’a pas provoqué de rejet pour des problèmes de réputation liés à vos pratiques.
En fonction de la qualité de la liste utilisée, votre envoi pourra contenir des adresses invalides,  les serveurs de mail qui recevront les messages vous renverront un message indelivré hardbounce et il faudra retirer l’adresse de vos envois.  Sur des envois réguliers et avec un bon système de traitement des bounces, votre taux d’adresses invalides tendra naturellement vers 0%.

En revanche, si par exemple vous engendrez des taux de plaintes trop importants de façon régulière, les serveurs de mails que vous essayerez d’atteindre vous renverront des messages de rejet pour des problèmes d’historique sur votre IP émettrice.

Il faut bien être conscient de ces différents types de rejet pour comprendre que le taux de délivrabilité correspond l’ensemble des messages reçus / le nombre total de message envoyés. Certaines solutions auront tendance à moins mettre en avant la part des bounces pour problèmes de réputation en ne prenant pas en compte ce volume dans le calcul de la delivrabilité.

Pour être efficace,  il est important de ventiler cet indicateur par domaine de réception pour comprendre et analyser les comportements des différents ISP.

– Le taux d’ouverture

Le taux d’ouverture correspond au nombre de messages pour lesquels on a mesuré une ouverture divisé par le nombre de messages reçus.  Il est important d’observer cet indicateur par domaines. En effet : 30 % d’ouverture peut signifier 45 % sur la part orange.fr de vos adresses et 1% sur hotmail.fr , dans ce cas il y aurait fort à parier que votre campagne a atterri dans la boite spam de vos abonnés Hotmail.

Sans ventiler les 30% d’ouverture qui peuvent paraitre bon par domaine, votre analyse risque d’être biaisée.

Je précise que l’ouverture est, en général, mesurée par le chargement d’un pixel donc d’une image. Un certains nombre de clients de messagerie bloque par défaut l’affichage des images, les taux de d’ouverture sont souvent minimisés et certains outils de routage utilisent ce prétexte pour corriger les taux d’ouverture. Un principe qui consiste à estimer un taux d’ouverture en tenant compte du fait que les images ne s’affichent pas pour présenter un taux d’ouverture artificiellement gonflé.

Il est important pour les Email Marketeurs de bien comprendre de quoi l’on parle quand on indique x pour cent  d’ouverture.

Autre billet sur le sujet :
http://www.email-way.com/email-marketing/le-taux-de-messages-delivres-et-non-delivres.html

Avez-vous la bonne adresse email de vos contacts ?

Selon l’étude EMA 2008, un internaute a en moyenne 2,7 adresses emails personnelles et 62% des internautes indiquent utiliser des adresses emails différentes en fonction de leur activité sur internet.

2,7 adresses par internaute est une moyenne, 22% indiquent en avoir 4 et plus !

Les internautes utilisent des adresses différentes pour leur correspondance, recevoir des newsletters, recevoir des offres commerciales, participer aux jeux concours ou s’inscrire à des ventes privées.

Le niveau de confiance inspiré par la marque au moment de l’inscription influencera donc l’internaute dans son choix de l’adresse qu’il donnera.

Les adresses emails principales sont à 46% hébergées par des webmails.
A noter que les webmails, principalement américains, ont plutôt tendance à filtrer les emails entrant sur l’historique des taux de plaintes et que les FAI (en France tout du moins) sur des techniques beaucoup plus classiques.

Voir un extrait de l’etude 1Voir un extrait de l’etude 2

Cette étude sur l’attitude des internautes par rapport à l’email en France à été réalisée dans le cadre du SNCD. La dernière édition a été réalisée par iBase du 26/06/2008 au 03/07/2008 et analyse les réponses des questions d’un échantillon de 1000 internautes représentatifs des internautes français selon la méthode des quotas (sexe, âge, région, PCS, cyberconsommation).

Vous pouvez télécharger l’étude complète sur le site du SNCD

Quel est le coût du Spam ?

itu_logoLe syndicat des opérateurs télecom international (ITU) vient de publier une étude intéressante à propos du coût des Malwares et du Spam.  L’étude essaie de prendre en compte aussi bien l’impact du spam en terme de gaspillage d’énergie humaine, technique et financière pour le filtrage que le business généré de part ce phénomène. (fabricant d’antispam, antivirus et sécurité).

– la fourchette d’estimation du coût du spam va de 13.2 milliards de dollars en dommage direct sur l’économie globale à 67,2 milliard de dollars en dommage direct et indirect sur le seul marché américain.

– Lorsqu’on leur pose la question, les membres du Computer Security Institute estiment le coût du spam à 345 000 $ en 2006

– Le marché noir et l’économie souterraine est estimé à 105 Milliard de dollars

– L’impact sur la confiance des utilisateurs de l’internet a réalisé des transactions en ligne n’est pas mesuré mais existe.

– Le spam a des formes de coût direct et indirect sur  : la sécurité, matériel, logiciel, coût de stockage et perte de productivité à effacer les messages et a rechercher les messages effacé à tort.

– 80% du spam connu en circulation est expédié par des botnets

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Télécharger la totalité de l’etude en cliquant ici :
http://www.itu.int/ITU-D/cyb/cybersecurity/docs/itu-study-financial-aspects-of-malware-and-spam.pdf

Statistiques intéressantes sur l’emailing

Market AuditAu mois de juin, ETO et Market Audit ont sorti une étude intéressante nommée : le baromètre de l’intrusion 2008.

On y recense quelques  statistiques intéressantes sur l’emailing et il est tellement rare d’avoir des statistiques Européennes, voire françaises, qu’il me semble important de s’y arrêter.

La population interrogée est constituée d’environ 30 000 internautes clients des enseignes suivantes : Banque Accord, Devianne, Norauto, Boulanger, France Loisirs, Kiabi, Nocibé, Supermarchés Match, Leroy Merlin, CIC et Damart.

Par rapport au canal email, voici ce qu’il est intéressant de constater :

– Les internautes estiment être trop sollicités par les marques et fuient celles qui deviennent trop envahissantes. Voir le slide

– Ils indiquent aussi vouloir choisir la fréquence des emails commerciaux. Voir le slide

56 % des personnes interrogées indiquent qu’elles continuent à recevoir des emailing de l’enseigne après s’être désabonnées. Voir le slide

59% des personnes indiquent que recevoir des emails non sollicités d’une marque dégrade l’image qu’elles en ont. Voir le slide

L’email reste le canal de communication préféré devant le courrier postal, le prospectus ou le SMS. Voir le slide

Voilà qui devrait donner quelques éléments de réflexion aux annonceurs désireux de mettre en place un programme email : l’email est le canal le plus apprécié des internautes comme canal de communication. En revanche, un surplus d’email et une communication online mal maitrisés peut contribuer à dégrader l’image de l’enseigne auprès de l’internaute.

Retrouvez l’ensemble du baromètre au format PDF sur le site de MarketAudit.

Le site du baromètre de l’intrusion.

Qu’est ce qu’un spam ?

Picto Spam Glasbergen

La semaine dernière, sur iMedia Connection Spencer Kollas à posté un article très intéressant intitulé : The new definition of spam sur lequelle je souhaiterais rebondir.

Qu’est ce qu’un spam aujourd’hui ?

Comme je le disais dans un précédent billet à propos des statistiques sur les plaintes, le spam a une définition légale alors que la réalité du côté des ISP et des internautes est bien différente.

En regardant les quelques statistiques sur les plaintes fournies par l’étude du MarketingSherpa ‘Email Marketing Benchmark Guide 2008’ , bien que 52% des internautes sondés indiquent signaler en spam les messages auxquels ils ne se sont jamais abonnés, 41% des répondant signalent en spam les messages qui ne les intéressent pas.

D’autre part, les principales victimes financières de ce fléau sont les ISP, les gens qui les reçoivent, les traitent et les filtrent pour lesquelles les coûts ne cessent d’augmenter.
Il faut aussi avoir en tête qu’ aujourd’hui et selon différents sources, entre 85% et 95% du traffic email mondial est constitué de spam et que pour un fournisseur de messagerie électronique, fournir un service de qualité signifie filtrer le spam correctement.

Il est intéressant de noter que le MAAWG ne parle plus de spam mais de messages identifié comme abusif.

Quelles conclusions tirer de tout cela ?

La notion de « permission explicite » imposée par la loi a été suffisamment détournée et l’internaute s’est vu abusé : permission explicite écrit en minuscule dans les CGV, dans les règlements du jeu concours en minuscule page 9, voire même jusqu’à la permission donnée au propriétaire d’échanger les adresses email avec ces partenaires (la crème de la crème).

Ces pratiques provoquent un emballement de la machine et l’internaute voit sa boite aux lettres toujours plus saturée d’emails arrivant du nouveau programme X ou de du nouveau partenaire Y dont la permission explicite fut donnée, certes, il fut un temps.

Les lois n’arrivant plus à contenir ces dérives tant les pratiques « border » se sont développées, le marché a du se réguler.

Et du coté d’une chaine de filtrage, on ne cherche pas à savoir si la personne est inscrite, pas inscrite, si la case était cochée ou non au moment de l’inscription, si la permission a suffisamment été explicite mais plutôt si les emails envoyés son réellement désirés par les internautes qui les reçoivent.

Bye bye email blasting, welcome real Email Marketing !