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Postmastery et DeliverNow annoncent leur fusion

Amsterdam, Pays-Bas et Paris, France — le 9 Mai 2017

Postmastery BV (« Postmastery ») et DeliverNow Inc. (« DeliverNow »), principaux fournisseurs de solutions et de services de délivrabilité, ont annoncé aujourd’hui la fusion des deux sociétés. À partir d’aujourd’hui, les 2 entreprises combineront leurs opérations commerciales au cours de l’année à venir. Cette nouvelle société, dans le secteur privé, fonctionnera sous leurs noms existants.

Au cours des dernières années, DeliverNow et Postmastery ont proposé des solutions et des services d’avant-garde en matière de délivrabilité qui répondent aux besoins des expéditeurs de messages en masse à travers le monde. Cette gamme de solutions et de services est appliquée à l’ensemble d’éléments de délivrabilité, allant de l’infrastructure d’envoi (telle que PowerMTA), aux protocoles de sécurité e-mail (DMARC) en passant par les services et les outils de surveillance et d’optimisation de la délivrabilité.

« Nous sommes heureux aujourd’hui de célébrer cette nouvelle fusion avec notre cher homologue français, DeliverNow », a déclaré Maarten Oelering, cofondateur et directeur de la technologie chez Postmastery. « Grâce à la protection offerte par Postmastery, nous tirerons mieux profit de notre vaste expérience en matière de délivrabilité pour repousser les limites de l’innovation dans l’univers de la délivrabilité avec l’objectif de servir à l’industrie de l’e-mail en conjuguant nos compétences, nos technologies et nos services de pointe ».

« Postmastery et DeliverNow ont déjà travaillé ensemble sur plusieurs projets dans le passé. Cette nouvelle collaboration est très prometteuse, car DeliverNow et Postmastery sont des entités qui se développent dans des domaines similaires, mais jusqu’ici dans de différents pays » a déclaré Jérôme Gays, fondateur de DeliverNow. « Cette fusion constitue une véritable opportunité pour mettre à niveau et développer ensemble nos outils de surveillance de délivrabilité e-mail et élargir nos connaissances dans l’industrie de la délivrabilité e-mail ».

Désormais fusionnées, les 2 entreprises deviendront le leader du marché européen incontesté avec environ 200 clients dans plus de 30 pays, et ayant suivi plus de 5 milliards d’e-mails chaque mois grâce à leur outil de surveillance de délivrabilité e-mail.

À propos de Postmastery
Postmastery travaille coude à coude avec des expéditeurs e-mail professionnels pour garantir leur bonne réputation en tant qu’expéditeur fiable et assurer que les e-mails arrivent aux boîtes de réception. Postmastery est basé à Amsterdam, aux Pays-Bas. Sa clientèle mondiale comprend des fournisseurs de services e-mail (ESP), des agences de marketing et d’autres expéditeurs professionnels. Postmastery, partenaire mondial de mise en œuvre de Port25, fournit des licences PowerMTA, des services d’intégration et de support local, ainsi que d’optimisation de délivrabilité. Pour plus d’informations, visitez le site Web postmastery.com ou suivez Postmastery sur Facebook, Twitter ou LinkedIn.

À propos de DeliverNow
DeliverNow est une société indépendante de services de délivrabilité basée en France depuis 2010. DeliverNow aide les expéditeurs e-mail à envoyer des messages qui arrivent dans la boîte de réception du destinataire, tout en respectant les meilleures pratiques de l’industrie et en proposant des outils et des services de suivi de délivrabilité sur le marché européen des courriels. DeliverNow a développé DMS (Deliverability Monitoring Suite) une solution de surveillance délivrabilité basée sur Splunk qui aide les expéditeurs à surveiller en temps réel leurs performances de délivrabilité e-mail.

Plus d’informations :
Willem Stam – Postmastery – willem@postmastery.net
Jérôme Gays – DeliverNow – jerome.gays@delivernow.eu

Offre d’emploi : responsable e-mailing et délivrabilité

Je diffuse aujourd’hui une offre d’emploi dans le domaine de la délivrabilité pour un client et acteur du digital basé en France à Antony (92).

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Dans le cadre d’une croissance très importante, InfoPro Data recrute : un Responsable e-mailing et délivrabilité.

Au sein d’une équipe de 10 personnes, vous dépendrez directement de la Directrice Data Management du groupe et aurez pour missions :

1. le suivi des campagnes d’e-mailing en coordination avec l’équipe opérationnelle – 5 000 campagnes à l’année / 100 millions de messages envoyés,

2. le management d’une équipe de 4 webmasters/intégrateurs d’e-mailing en offshore o Respect des process pour garantir la fiabilité du routage et les meilleures performances o Accompagnement dans l’optimisation des messages HTML (graphique et technique),

3. la gestion fonctionnelle des différentes plateformes de routage d’e-mailing (Magnews, SmartFocus, Néolane),

4. d’établir un reporting régulier de nos principaux KPIs – qualitatifs et quantitatifs (délivrabilité, taux d’ouverture, taux de clics, taux de bounces,…) et mise en place d’actions correctives

5. animer et centraliser au sein du groupe les sujets relatifs à la délivrabilité Vos performances seront jugées à l’orée de la fiabilité des envois et des performances de la délivrabilité (taux de bounces, taux d’ouverture)

Compétences et profil recherchés

Issu(e) d’une formation supérieure, vous bénéficiez d’une première expérience sur un poste de chargé emailing / chef de projet emailing en agence ou chez l’annonceur ou chez un routeur.

Vous faites preuve de rigueur, de réactivité et de flexibilité dans vos activités quotidiennes. Vous avez une bonne capacité d’autonomie et d’organisation. Vous saurez être force de proposition. Votre connaissance du monde B2B et des données « entreprises » est un plus. Vous bénéficiez d’un esprit d’équipe et d’un bon relationnel. Vous maitrisez les technologies liées à l’emailing et la délivrabilité : développement, routage, surveillance de logs SMTP, Gestion de base, etc….

La connaissance des outils Dreamweaver, Photoshop et Excel est indispensable, et celle de logiciel de routage.

Descriptif de l’entreprise :

Infopro Data, le pôle data management et e-marketing d’Infopro Digital commercialise une base de données de plus de 1,6 Millions d’emails professionnels autour d’une gamme étendue de produits :

  • e-mailings au CPM,
  • dispositifs au CPL incluant e-mailing et télémarketing,
  • des études de marché,
  • des prestations de qualification de données clients (PRM),
  • ou encore des dispositifs d’hyper-ciblage à forte valeur ajoutée combinant des millions de données récoltées à travers nos médias (DMP).

Infopro Data compte aujourd’hui 120 professionnels au meilleur niveau du marché sur les opérations B2B, ce qui en fait le premier acteur de la Data B2B en France.

Infopro Digital est le groupe leader d’information et de services professionnels en France (2000 collaborateurs, 300 M€ de CA).

Nous couvrons tous les univers clés de l’économie : le BTP, l’automobile, l’industrie, l’assurance et la finance, la distribution, le tourisme et les collectivités locales.

Infopro Digital propose aux acteurs de ces univers une gamme complète de médias et de services à forte composante technologique : logiciels, bases de données, services en ligne, mais aussi magazines, salons, formations, conférences…

Ces outils leur permettent de communiquer, de surveiller leur environnement, d’améliorer leur activité et de progresser dans le cadre de leur métier.

Le Groupe connaît une croissance de 25 % par an depuis sa création en 2001. Cette croissance est le fruit d’acquisitions ciblées et d’un développement organique fort.

Pour postuler :

Envoyez votre CV et lettre de motivation à l’adresse suivante lblatche@infopro-digital.com

 

Gmail fait un pas de plus vers la généralisation de TLS

Gmail a toujours été à la pointe sur les questions d’authentification (SPF, DKIM, DMARC) et de cryptographie. Depuis la mise en place de Google Postmaster (lire notre article sur le sujet), il est par exemple possible de suivre le pourcentage d’email entrant et sortant de chez Gmail utilisant ou non TLS.

L’annonce qui a été faite par Google la semaine dernière concerne directement TLS. Pour rappel, TLS (Transport Layer Security) est le successeur de SSL (Secure Sockets Layer) et permet de garantir l’authenticité, la confidentialité et l’intégrité des données échangées sur les réseaux. Pour autant que deux serveurs emails puissent se parler dans ce langage, il est d’ailleurs possible d’utiliser cette technologie pour sécuriser les échanges d’email.

Des repères visuels pour les utilisateurs

Si Gmail supporte TLS depuis plusieurs années, la grande nouveauté vient du fait que la firme de Mountain View met maintenant en avant l’absence de cette technologie. En effet, lorsqu’un email arrive dans le webmail de Google sans avoir été chiffré par TLS, celui-ci présente un cadenas rouge à l’utilisateur.

cadenas

De la même manière, si un utilisateur est en train d’envoyer un email à un domaine ne supportant pas TLS, il sera averti par ce même cadenas rouge.

La volonté de booster l’utilisation du chiffrement TLS

En agissant de la sorte, Google veut clairement booster l’adoption de TLS pour l’ensemble des emails échangés. L’indication visuelle devrait inciter les annonceurs qui ne chiffrent pas encore leurs emails en sortie à le faire, par crainte d’une baisse de confiance de la part de leurs clients et prospects.

Continuer à mettre en avant l’authentification SPF et DKIM

L’autre changement mis en avant par Gmail est la modification de l’icône expéditeur lorsqu’il y a un problème avec l’authentification des emails (SPF et DKIM). Par contre, vu la sévérité de Gmail concernant les soucis d’authentification, nous risquons de rencontrer assez rarement cette icône en point d’interrogation, les emails mal authentifiés finissant rapidement en boîte spam.

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DeliverNow est en train de migrer tous ses clients vers TLS

Chez DeliverNow, nous avons pris acte de ces changements depuis plusieurs semaines et sommes en train de migrer nos clients PowerMTA afin que l’ensemble de leurs emails soient compatibles avec TLS. N’hésitez pas à nous contacter si vous désirez être accompagné sur le sujet.

Fermeture des adresses email voila.fr

VoilaLe site créé en 1998 et qui fut un temps le second moteur de recherche le plus utilisé derrière Yahoo! a annoncé il y a plusieurs semaines la fermeture de son webmail et la suppression de l’ensemble des comptes email liés.

Cette fermeture interviendra le 12 janvier 2016 : voir le minisite dédié

Que faire si vous possédez des adresses voila.fr dans votre base de donnée ?

Bien que voila.fr soit la propriété d’Orange, les adresses email du webmail ne seront pas transférées automatiquement vers ce dernier. Il est donc impossible de réaliser un changement automatisé de toutes les adresses email vers un autre domaine.

La seul solution dont vous disposez est de contacter l’ensemble de vos contacts Voilà afin de leur demander de mettre à jour leur adresse email. Lors de l’envoi de cet email, n’hésitez pas à distinguer vos clients actifs et vos clients/prospects inactifs, il est probable que le message visant à les emmener vers un formulaire de mise à jour de leur adresse email doive être différent afin que l’action soit efficace.

Dès janvier 2016, vous pourrez donc désactiver l’ensemble des adresses voila.fr de vos envois dans la mesure où celles-ci ne seront plus actives. Dans le cas contraire, vous risquez d’avoir un taux de délivrabilité bas et beaucoup de d’adresses invalides.

DMARC, trois ans et demi plus tard, où en sommes-nous ?

DMARC-2015-logo-small-202x110Cela fera bientôt quatre ans que les spécifications de DMARC ont été dévoilée et que nous publions notre premier article sur le sujet. Pour rappel, DMARC est un système de validation destiné à lutter contre le Spoofing. Basé sur les technologies SPF et DKIM, il permet aux émetteurs d’emails de déclarer au serveurs de réception ce qu’il faut faire en cas de non-conformité de l’authentification. DMARC permet en outre à l’émetteur d’origine d’être tenu au courant de tout échec des mécanismes d’authentification SPF et DKIM.

Si vous désirez en savoir plus sur le fonctionnement de DMARC, n’hésitez pas à lire notre article de 2012 qui vous expliquera tous les détails techniques sur le sujet.

Utilisation de DMARC par les FAI

Avant de nous focaliser sur les pratiques des annonceurs, il est intéressant de nous pencher sur les pratiques des FAI et des Webmails. Chez ces acteurs, nous pouvons séparer deux problématiques très différentes.

D’une part, il y a l’utilisation de DMARC pour les emails en sorties des FAI et des Webmails. En avril 2014, en changeant sa politique DMARC pour la passer en policy « Reject » (p=reject), Yahoo! Décidait qu’il n’était plus possible d’émettre des emails ayant une adresse @yahoo.com depuis un serveur SMTP non autorisé.

Cette décision a fait couler beaucoup d’encre dans la mesure où de nombreux utilisateurs d’adresses Yahoo! expédiaient leurs emails depuis un client email comme Outlook ou Thunderbird en utilisant le relais SMTP de leur fournisseur d’accès internet. De la même manière de nombreuses newsletters envoyées par des petits annonceurs depuis une plateforme de routage de pouvaient plus utiliser une adresse @yahoo.com.

Quelques jours plus tard, c’était AOL qui s’y mettait et d’autres ont suivi.

Si nous faisons une petite analyse des domaines grand public les plus rencontrés en France, voici les conclusions que l’on pourrait en tirer :

  • Gmail.com – v=DMARC1; p=none; rua=mailto:mailauth-reports@google.com – Pas de rejet, seulement de l’écoute des erreurs.
  • Hotmail.com – v=DMARC1; p=none; pct=100; rua=mailto:d@rua.agari.com; ruf=mailto:d@ruf.agari.com; fo=1 – Pas de rejet, seulement de l’écoute des erreurs.
  • Orange.fr – Aucun enregistrement DMARC
  • Sfr.fr – Aucun enregistrement DMARC
  • Free.fr – Aucun enregistrement DMARC
  • LaPoste.net – v=DMARC1; p=quarantine; rua=mailto:dmarc.agg@laposte.net,mailto:dmarc_agg@auth.returnpath.net; ruf=mailto:dmarc.afrf@laposte.net,mailto:dmarc_afrf@auth.returnpath.net; rf=afrf; – Mise en quarantaine des erreurs et écoute de celles-ci.

On le voit, en France, sur les emails sortants, c’est Laposte.net qui est le plus en avance puisqu’il demande aux serveurs recevant des emails dont DKIM et SPF ne sont pas validés de les mettre en quarantaine. Nous sommes toutes fois encore loin de la demande de rejet de Yahoo! et AOL.

L’envers du décor (qui est plus difficile à mesurer), c’est la gestion de DMARC en entrée. S’il est évident que le domaine paypal.com aura une policy « reject », encore fait-il que les webmails et les FAI recevant des emails frauduleux analysent correctement les instructions données par Paypal et rejettent les emails.

Voici ce que l’on sait des différents opérateurs cités :

  • Gmail : Les emails sont correctement filtrés sur base des déclarations DMARC
  • Hotmail/Outlook.com : Les emails sont correctement filtrés sur base des déclarations DMARC
  • Orange : Aucune action
  • SFR : Aucune action
  • Free : Aucune action
  • LaPoste.net : Aucune action

Le bilan est donc très mitigé et sur le marché français, on ne peut pas dire que les différents fournisseurs de messageries grand public soient en avance. A part quelques expérimentation chez LaPoste.net, il y a encore un travail majeur à fournir.

DMARC s’est-il imposé chez les annonceurs ?

Parmi les entreprises à la base de DMARC, on retrouve des sociétés comme Bank of America, JPMorganChase, PayPal et encore LinkedIn ou Facebook. En tant que victimes classiques de tentatives de Spoofing et de Phishing, il est normal que l’on retrouve dans cette liste les plus grands noms de la finance et les réseaux sociaux majeurs.

Mais qu’en est-il en France ? Est-ce que nos institutions publiques (qui n’a jamais reçu d’email de la CAF ou des impôts vous promettant un remboursement) ont passé le cap ? Est-ce que les grandes banques françaises ont pris la mesure de ce risque ?

Pour en avoir une petite idée, voici quelques acteurs que nous avons analysé :

  • Crédit Agricole – Aucun enregistrement DMARC
  • Ameli.fr – Aucun enregistrement DMARC
  • CAF.fr – Aucun enregistrement DMARC
  • Impots.gouv.fr – Aucun enregistrement DMARC (pas d’enregistrement non plus pour gouv.fr)
  • Caisse-epargne.fr : Aucun enregistrement DMARC
  • Societegenerale.fr – Possède un enregistrement DMARC en policy « none ».
  • bnpparibas.com – Aucun enregistrement DMARC

Nous avons analysé un grand nombre de domaines, mais malheureusement, dans le secteur publique ou dans la banque-assurance, très peu de domaines sont protégés. Cela pose un constant interpellant, est-ce que ces acteurs, cibles privilégiées des attaques de phishing, ont bien pris la mesure du problème ? D’autre part, les FAI constituent eux-même des annonceurs à haut risque concernant ces attaques de phishing, et de leur côté, pas grand chose n’a été mis en place concernant DMARC.

Pourtant, DMARC n’est pas si compliqué à mettre en place. Si l’utilisation d’une policy en mode « reject » ou « quarantine » peut faire peur, il n’est pas indispensable de l’adopter dans un premier temps. La plupart des entreprises intègrent d’abord une policy « none » afin de mettre en place le monitoring des alertes et c’est seulement après analyse durant plusieurs semaines qu’ils décident de la bonne policy à mettre en place.

DeliverNow, a intégré DMARC dans sa suite de monitoring email. De cette manière, les rapports d’erreur envoyés par les fournisseurs sont analysés et disponibles dans nos tableaux de bord délivrabilité. Par ce biais, nous recevons des informations relatives aux adresses IP non-autorisées à émettre des emails pour les noms de domaine de nos clients. Nous pouvons aussi de cette manière détecter d’éventuels problèmes d’authentification sur des emails légitimes. Un système d’alertes permet d’être averti en temps réel de tout problème significatif.

Quelques informations de dernière minute concernant DMARC

À l’occasion du 35ème General Meeting du M³AAWG, nous avons reçu quelques informations concernant des changements DMARC chez certains opérateurs :

  • Début novembre, Yahoo! va étendre sa policy « reject » aux domaines ymail.com et rocketmail.com avant d’autres domaines dans les prochains mois.
  • Google a annoncé qui allait lui aussi bouger et devenir plus stricte afin de protéger ses noms domaines. Gmail.com devrait passer en policy « reject » à partir de juin 2016.

Exemple de rapport DMARC dans la suite de monitoring délivrabilité de DeliverNow :

dms-dmarc

Bruno Florence dévoile sa nouvelle étude comparative des solutions emailing

guide-achat-routeurAvec pas moins de 111 solutions analysées, cette étude comparative représente l’un des plus grand travail de synthèse jamais réalisé sur le sujet. Bruno Florence et les autres auteurs de l’étude (Jordie van Rijn, Gabriele Braun et Torsten Schwarz), ont identifié plus de 350 critères fonctionnels et les ont compilé afin d’obtenir plus de 330 pages de conseil sur le choix d’une solution emailing.

Vous aider à choisir, mais selon quels critères ?

Afin de pouvoir détailler au mieux les différences de chacune des solutions analysées, les auteurs de l’étude on choisis de scinder leurs analyses en 19 catégories différentes. Parmi celle-ci, on retrouve par exemple la présence des services professionnels, les modèles de tarification, la spécificité des clients et du marché auquel la solution s’attaque, les modèles de gestion de la base de donnée, les modes de sélection et de segmentation, la gestion de contenu et de personnalisation et de nombreux autres.

L’étude révèle par exemple d’intéressantes données sur les intégrations et autres plugins les plus fréquents. Sans grand surprise, c’est Magento qui est le plus présent, avec 50% de solutions qui proposent une intégration avec la solution ecommerce. Le second du classement étant Salesforce avec 47% d’intégrations.

Dans un autre domaine, on apprendra que 22% des solutions proposent un mode Freemium (utilisation gratuite de la solution avec des fonctionnalités réduites) et que 39% gèrent les fuseaux horaires des destinataires lors de l’envoi.

Au niveau technologique, 99% des solutions sont disponibles en mode SaaS, mais que 28% des solutions proposent toujours un mode « on-premise ».

Quelle place pour la délivrabilité ?

La délivrabilité n’a bien entendu pas été oubliée dans cette étude sur les solutions emailing. Pour chaque solution, vous pourrez vérifier si elles proposent des services de conseil en délivrabilité, de combien de personnes se composent leurs équipes délivrabilité …

Avec ces informations, nous pouvons extraire de l’étude quelques constatations intéressantes sur la délivrabilité chez les routeurs :

  • Il y a en moyenne 2,7 responsables délivrabilité chez les routeurs ;
  • Le nombre maximum de responsables délivrabilité chez un routeur cité dans l’étude est 6 ;
  • Le taux d’adoption de DMARC est de seulement 78% chez les routeurs.

D’autre part, si l’on additionne l’ensemble des responsables délivrabilité des 111 routeurs cités dans l’étude, on arrive à 301. En considérant que ces routeurs représentent un proportion significative des routeurs présents dans le monde, on se rend compte que l’expert délivrabilité constitue une ressource rare. D’où l’intérêt de posséder un bon outil de surveillance de la délivrabilité.

Pour commander l’étude, rendez-vous sur le site de Florence Consultant.

Gmail : Feedback Loop et page postmaster, configuration et prise en main étape par étape

Depuis de nombreuses années, Google avec Gmail est à la pointe de l’innovation avec son webmail. Là où le géant de Mountain View s’est surtout distingué de la concurrence, c’est au niveau de la qualité de son traitement du spam, mais aussi des innovations successives au niveau ergonomie (Labels, catégorisation des emails avec les onglets, bouton de désinscription dans l’interface, …).

Sur un autre plan, celui des professionnels de la délivrabilité et des annonceurs, comparé à d’autres webmails (et surtout à Hotmail de Microsoft), les outils sont longtemps restés pauvres. Pas de boucle de rétroaction (feedback loop), pas d’information sur la réputation, … Mais depuis un peu plus d’un an, la situation a radicalement changée.

Testé depuis fin 2013 chez certains routeurs et annoncé (mais toujours en beta et sur invitation) au MAAWG en février 2014, le feedback loop de Gmail a depuis quelques semaines été ouvert à l’ensemble des annonceurs via son tout nouveau site « Postmaster ».

À l’instar d’autres plateformes du même genre, postmaster.google.com offre la possibilité aux expéditeurs d’email de recevoir des informations techniques et de réputation concernant leurs envois. Dans cet article, nous allons tenter de décrire étape par étape comment configurer et prendre en main ces nouveaux outils.

Préalable : SPF, DKIM et ReverseDNS

Cela n’est pas à proprement parler un besoin spécifique aux Google Postmaster Tools, mais il est impératif que vos emails soient correctement configurés au niveau authentification et identification. C’est indispensable, sinon Google risque de ne pas prendre vos emails en compte pour générer les données disponibles dans l’interface Postmaster. Cela veut dire :

  • Que vous ayez un enregistrement SPF valide et référençant l’ensemble des IPs émettant vos emails;
  • Que vos emails soient correctement signés DKIM avec un nom de domaine que vous maîtrisez (accès au serveur DNS) ;
  • Que vos IPs aient un ReverseDNS (enregistrement PTR) valide, utilisant de préférence un domaine utilisé dans vos signatures DKIM.

Ajouter un domaine à l’interface Postmaster

Afin d’ajouter un domaine il faudra vous connecter à postmaster.google.com et cliquer sur le bouton « + » situé en bas à droite de l’écran. L’écran suivant apparaîtra :

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Entrez le nom de domaine que vous désirez configurer et appuyez sur suivant. Sur l’écran suivant, Google vous affichera un enregistrement TXT que vous devrez aller renseigner au niveau de votre serveur DNS.

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La mise à jour de certains serveur DNS peut prendre jusqu’à 24h, il se peut que vous deviez attendre avant d’avoir accès et de pouvoir cliquer sur le bouton « Verify » (vous pouvez évidemment quitter l’écran et revenir plus tard).

Si vous utilisez plusieurs sous-domaines pour vos différents programmes email marketing, vous pouvez évidemment ajouter chacun d’eux ainsi que le domaine principal. Cela vous permettra de vérifier les performances de vos différents domaines d’une part, et d’en avoir une vue synthétisée via le domaine principal.

Note : Ces opérations d’ajout d’enregistrements TXT dans vos DNS sont à répéter pour chaque utilisateur Google désirant avoir accès aux stats. Si vous êtes nombreux à avoir besoin d’un accès et/ou que vous possédez de nombreux sous-domaines, il est souvent plus efficace de créer un compte Google dédié auquel l’ensemble de vos collaborateurs pourront se connecter.

Configurer vos emails afin d’alimenter la boucle de rétroaction

La configuration de votre feeback loop Gmail se fait indépendamment de la configuration de votre interface Postmaster. Afin que vos données remontent dans ce dernier, c’est au niveau de l’en-tête de vos emails que vous aurez une intervention à réaliser.

Il faut donc ajouter une ligne « Feedback-ID: » dans vos en-tête d’email. Ce feedback-id est constitué de 3 champs variables (et optionnels) séparés par « : » et d’un SenderID qui devra être stable à travers l’ensemble de vos envois. Le SenderID doit faire entre 5 et 15 caractères.

Par exemple :
Feedback-ID : VarA:VarB:VarC:MyBrand

Les champs variables peuvent être utilisés afin de catégoriser vos envois :

  • Nom d’un programme marketing
  • Type d’envoi (newsletter, notification, transactionnel)
  • Segment de la base de donnée

Dans l’interface Postmaster, vous pourrez ainsi suivre les taux de plainte pour chaque variable lorsque ceux-ci sont inhabituels.

Voici quelques exemples utilisés par des annonceurs connus :

  • LinkedIn – Feedback-ID: accept_invite_04:linkedin
  • Twitter – Feedback-ID: 0040162518f58f41d1f0:15491f3b2ee48656f8e7fb2fac:none:twitterESP
  • Amazon.com : Feedback-ID: 1.eu-west-1.kjoQSiqb8G+7lWWiDVsxjM2m0ynYd4I6yEFlfoox6aY=:AmazonSES

Note : L’objectif de Gmail n’est pas de vous fournir l’identité des plaignants sur vos campagnes mais un indicateur afin de détecter les campagnes, programmes, … problématiques. Si vous tentez d’introduire de l’identification du plaignant de le Feedback-ID, Google risque de purement et simplement vous couper l’accès à ces infos.

Google n’aide pas les spammeurs

Avant d’aller plus loin et de vous détailler les différentes fonctionnalités de la plateforme Postmaster, il est important de signaler que Google ne désire pas aider les spammeurs. Les différentes données présentes dans l’outil sont proposées uniquement aux expéditeurs ayant de bons scores de réputation et respectant les bonnes pratiques édictées Gmail : https://support.google.com/mail/answer/81126

Les différents tableaux de bord disponibles

Taux de spam

C’est un des indicateurs les plus importants que vous propose l’outil Postmaster de Gmail. Vous aurez l’occasion, par nom de domaine ou sous-domaine, de réaliser un suivi du pourcentage de plaintes spam jour par jour.

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Réputation des IPs

La réputation des IPs sur Gmail s’exprime sur 4 niveaux différents : Bad, Low, Medium et High.

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En cliquant sur une zone de couleur dans le graph (par exemple ici la zone orange de « Medium » du 31 août), vous verrez apparaître la liste des IPs concernées par ce niveau de réputation.

Réputation des domaines

Comme pour la réputation des IPs, les domaines sont classés en 4 catégories : Bad, Low, Medium et High.

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Feedback Loop

Si vous avez correctement configuré vos Feedback-Ids, vous devriez avoir des données dans ce dashboard. Pour rappel, l’objectif est de segmenter vos différents programmes email afin de pouvoir facilement détecter les sources de plaintes par rapport à vos pratiques marketing. Par exemple, en utilisant un identifiant de source d’acquisition de vos adresses, vous serez rapidement capable de détecter vos partenaires d’acquisition générant de nombreuses plaintes.

Authentification

Ce graph vous présent le pourcentage d’emails ayant validé les différentes technologies d’authentification :

  • SPF : Pourcentage des emails ayant validé SPF sur le domaine en question par rapport à l’ensemble des emails envoyés pour ce domaine.
  • DKIM : Pourcentage des emails ayant validé DKIM sur le domaine en question par rapport à l’ensemble des emails envoyés pour ce domaine qui possèdent une signature DKIM.
  • DMARC : Pourcentage d’emails ayant passé l’alignement DMARC par rapport aux emails ayant validé SPF et DKIM sur le domaine.

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Chiffrement

Il s’agit du pourcentage d’emails en entrée et en sortie utilisant le chiffrement TLS.

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Erreurs de livraison

Ce graph montre le pourcentage de trafic ayant été rejeté temporairement ou définitivement à l’entrée des serveurs SMTP de Gmail. Ce tableau peut être extrêmement intéressant lorsque vous réalisez une phase de warmup ou lorsque vous êtes victime d’un incident technique.

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Migration du feedback loop de Yahoo! le 29 juin

yahoo-emailCe mardi, l’ensemble des utilisateurs du feedback loop de Yahoo! ont reçu un email les avertissant de la migration prochaine (le 29 juin) de l’infrastructure. Celle-ci repose depuis début 2009 sur une solution de Return Path et sera désormais géré directement par Yahoo!.

Dans son email aux utilisateurs de son feedback loop, Yahoo! propose de sauvegarder les informations existantes contenues dans la plateforme Return Path : Domaines configurés, sélecteurs, adresse des feedbacks, adresses de confirmation.

Pour autant, le service ne devrait pas s’arrêter et si vous recevez actuellement des rapports de plainte spam de la part de Yahoo!, vous devriez continuer à les recevoir dans le même format et à la même adresse.

Une autre question que nous pouvons nous poser, et qui n’a actuellement pas de réponse, Yahoo! va-t-il rester dans le programme de certification proposé par Return Path ? DeliverNow vous tiendra évidemment informé si nous recevons une réponse à cette question.

Pour plus d’informations sur le feedback loop de Yahoo!, rendez-vous sur postmaster.yahoo.com

Laposte.net intègre la boucle de rétroaction de plaintes de Signal Spam

logo-lapostenetTout comme Orange et SFR il y a un peu plus d’un an, c’est maintenant au tour de Laposte.net d’intégrer la boucle de rétroaction de plaintes agrégée opérée par Signal Spam.

Pour rappel cette boucle de rétroaction permet aux membres de Signal Spam de recevoir chaque jour un fichier contenant le volume de plaintes généré chaque jour pour une adresse IP. Ce fichier prend la forme d’un document au format CSV contenant plusieurs colonnes : la date, le nom de la source (SFR, Orange, Laposte), l’adresse IP concernée et le nombre de plaintes reçues.

Beaucoup d’évolutions chez Laposte.net ces derniers mois

Ces derniers mois, nous avons eu l’occasion d’observer de très nombreuses évolutions du côté de Laposte.net. La première, et sans doute la plus important, est l’évolution dans les règles de filtrage utilisées. Tout comme SFR, Laposte.net exploite les technologies de Vaderetro et tout comme SFR (voir notre article à ce sujet), les filtres sont plus restrictifs depuis quelques semaines. On voit notamment que le taux de plainte est mieux pris en compte.

Une autre évolution de Laposte.net est la migration vers un nouveau gestionnaire pour leur interface de webmail. Tout comme chez Free, c’est Zimbra qui est utilisé, ce qui change significativement l’expérience utilisateur.

Enfin, on pourra noter que Laposte.net est le premier opérateur français de webmail à intégrer DMARC dans ses enregistrements DNS. Pour l’instant, la « policy » est à « none », c’est-à-dire que Laposte.net n’impose pas encore de rejet des emails envoyés en son nom. L’opérateur est probablement dans une phase d’observation avant de passer à un réglage plus restrictif comme l’ont fait avant lui AOL ou Yahoo!.

Note : Les informations de la boucle de rétroaction sont disponibles uniquement pour les membres de Signal Spam. Pour plus d’informations sur l’adhésion, rendez-vous ici.

Alerte délivrabilité : Orange déploie un filtrage dynamique en fonction des plaintes spam

logo-orangeComme SFR il y a quelques semaines, il semble qu’Orange ait activé le filtrage dynamique des emails en fonction du volume de plainte généré. Cette fonctionnalité est en faite gérée par Vade Retro, solution anti-spam utilisée par les principaux FAI et webmails français, à savoir Orange, SFR, Free et Laposte.net.

De la même manière que les grands webmails populaires, les FAI français adoptent, grâce à la technologie Vade Retro, un filtrage du spam basé sur la réputation des expéditeurs dans le but de protéger leur infrastructure email.

Orange a donc activé cette fonctionnalité hier et il semble qu’elle affecte de nombreux expéditeurs d’email. Il est important de garder à l’esprit que le volume de plainte spam a une influence sur le filtrage des emails émanant d’une adresses IP spécifique, mais aussi d’un nom de domaine d’expédition (champ FROM:) et d’une campagne en particulier.

Ce dernier point est important. Il signifie que les FAI sont maintenant capables de reconnaître une campagne générant du mécontentement de la part des destinataires, quelques soit la plateforme de routage utilisée. Il ne sert donc à rien d’essayer de rediriger un trafic d’email filtré vers un autre routeur, celui-ci sera automatiquement reconnu et filtré de la même manière.

Pour l’instant, outre Orange et SFR, cette fonctionnalité a aussi été activée chez Laposte.net.